Histoire coloniale et postcoloniale

Ci-dessous, les articles les plus récents, concernant des rencontres, publications d’ouvrages, manifestations, expositions, ou proposant des réflexions sur les questions abordées par ce site.

publié le vendredi 21 février 2020

Juste un an après le déclenchement d’un mouvement social sans précédent en Algérie, le livre intitulé Hirak en Algérie. L’invention d’un soulèvement sort en librairie le 21 février 2020. Publié aux éditions Hazan, il est dirigé par Omar Benderra, François Gèze, Rafik Lebdjaoui et Salima Mellah. Nous publions ci-dessous sa présentation par l’éditeur, la table des matières et un lien vers le résumé des chapitres sur le site de l’association Algeria-Watch à l’origine de ce livre. Ainsi que de larges extraits de l’un de ceux-ci : le texte de Hassina Mechaï : « Le résurgence de la mémoire de la lutte contre le colonialisme français ».

publié le lundi 17 février 2020

Depuis la publication le 13 février dans Le Monde et dans Mediapart d’articles alertant sur la fermeture récente de la consultation d’archives, concernant en particulier les guerres coloniales, d’autres voix se sont exprimées sur ce sujet. Nous reproduisons l’article de Frédérick Genevée, président du Musée de l’histoire vivante, publié dans l’Humanité du 18 février, le texte d’Anaïs Kien sur le site de France culture accompagnant son Journal de l’histoire du 17 février, ainsi que le témoignage d’un archiviste directement concerné, publié par lui sur facebook. Et aussi l’article du 18 février du quotidien algérien El Watan, celui du Canard enchaîné et la tribune de l’Association des archivistes français (AAF) parus le 19. La pétition lancée le 14 février a réuni plus de 2 000 signatures en quatre jours.

publié le jeudi 13 février 2020

Les chercheurs usagers des archives publiques françaises, en particulier du Service historique de la Défense, sont depuis peu dans l’impossibilité de consulter des documents postérieurs à 1940 qui devraient être accessibles selon la loi, au prétexte qu’ils ont été tamponnés « secret » lors de leur production, durant les répressions coloniales à Madagascar, en Indochine ou en Algérie. Nous reproduisons les protestations venant d’historiens français et étrangers publiées par le quotidien Le Monde daté du 14 février 2020, ainsi que l’article signé de Gilles Manceron et Fabrice Riceputi paru en même temps dans Mediapart. Une pétition est lancée.

publié le mardi 11 février 2020

Les Actes de la journée sur « Les disparus de la guerre d’Algérie du fait des forces de l’ordre françaises : vérité et justice », du 20 septembre 2019, salle Victor Hugo de l’Assemblée nationale, ont été publiés en ligne par la Revue des droits de l’homme du CREDOF et sont présentés sur ce site, dans une page intitulée Publication des Actes de la journée d’étude sur les disparus de la guerre d’Algérie du fait des forces de l’ordre françaises. Un vif débat a lieu sur l’accès aux archives de l’armée française qui explique aussi les nouveaux obstacles récemment dressés contre l’ouverture de ces archives. Nous reproduisons ci-dessous la contribution de l’historien Gilles Morin, président de l’Association des usagers des Archives nationales, qui explique la nécessité de l’ouverture large de ces archives, comme cela avait été décidé en 2015 pour celles de la Seconde Guerre mondiale.

publié le vendredi 7 février 2020

En bonne place dans les kiosques à journaux, on trouve depuis peu un nouveau titre de revue, « Spécial Histoire », dont la couverture est remplie de couleurs et de titres tapageurs. Les partisans de la réhabilitation des politiques coloniales doivent être bien à la peine pour publier sur papier glacé un document si affligeant, qui collectionne les erreurs les plus grossières dans des articles dont aucun auteur n’assume la paternité. Une « fake news » ? Non, ceux qui ont du temps à perdre pourront le vérifier. Alain Ruscio, historien spécialiste de l’histoire coloniale, ne résiste pas à dire quelques vérités à son sujet.

publié le mercredi 5 février 2020

Ouverte par Stéphane Peu, député de Seine-Saint-Denis, et Pierre Audin, le 20 septembre 2019, dans la salle Victor Hugo de l’Assemblée nationale, la journée d’étude « Les disparus de la guerre d’Algérie du fait des forces de l’ordre françaises : vérité et justice ? » a rassemblé un public nombreux. Les vidéos résumant ses travaux ont été publiées par Mediapart et par ce site. Les textes complétés des interventions sont sur le site du CREDOF. Plusieurs évoquent le blocage de l’accès aux archives constitué par un texte non législatif de 2011, l’« IGI 1300 », qui contredit la loi. Sa mise en application avec zèle, en janvier 2020, au Service historique de la Défense, soulève un vif débat parmi les historiens et les archivistes.

publié le dimanche 26 janvier 2020

Certains médias algériens portent une grande attention aux demandes des historiens adressées aux autorités françaises pour l’ouverture des archives et la reconnaissance des crimes de l’armée française en Algérie. Ci-dessous l’entretien avec l’historienne Sylvie Thénault publié le 24 décembre 2019 par El Watan et l’émission de la radio Alger Chaîne 3 avec Gilles Manceron à l’occasion de sa venue en 2018 au Salon du livre d’Alger. Cette attention n’est pas toujours partagée, comme on peut le voir dans un article du Quotidien d’Oran du 26 janvier 2020, à propos des nouvelles déclarations d’Emmanuel Macron sur le passé colonial de France et la colonisation de l’Algérie tenues dans l’avion qui le ramenait de Jérusalem à Paris dans la nuit du 23 au 24 janvier 2020.

publié le mardi 21 janvier 2020

Les études sur l’histoire coloniale et sur les traces qu’elle a laissées en France sont bien vivantes, en dépit des lamentations de ceux que ce travail nécessaire dérange dans leurs certitudes. Nombreux sont les chercheuses et les chercheurs travaillant sur ces sujets. Et leurs recherches sont indispensables à la compréhension d’une partie des difficultés de la société française — qui connait aussi d’autres formes de racisme et d’exclusion. Plusieurs rencontres sont organisées : à La Colonie, à l’Ecole normale supérieure et au centre Panthéon-Sorbonne, à l’Hôtel-de-ville de Paris et au Centre Condorcet à Aubervilliers, ainsi qu’aux archives de la Guadeloupe. Des échanges utiles pour nous aider à assumer l’héritage du passé colonial.

publié le lundi 20 janvier 2020

Après la publication par l’Express le 24 décembre 2019 d’un article intitulé « Les obsédés de la race noyautent le CNRS », suivi sur son site d’un texte collectif à l’initiative de Laurent Bouvet et Pierre-André Taguieff, « Les bonimenteurs du postcolonial business en quête de respectabilité académique », les deux intellectuels qui enseignent aux Etats-Unis, Alain Mabanckou et Dominic Thomas, réagissent dans un texte que le site de l’Express a publié le 16 janvier 2020 et que nous reproduisons. Nous donnons en même temps le lien vers un article d’Achille Mbembe, ainsi que vers l’article qui a répondu à celui de l’Express sur le blog Pascal Blanchard-Achac de Mediapart, et signalons l’ouvrage Sexualités, identités & corps colonisés publié par CNRS Éditions en 2019 ainsi que le dernier livre de l’Achac.

publié le vendredi 17 janvier 2020

Le premier des engagements de l’historien Pierre Vidal-Naquet fut son engagement anticolonialiste, qui l’a conduit à publier en 1958 son premier livre, L’Affaire Audin, pour dénoncer, à travers le cas de ce jeune universitaire membre du parti communiste algérien, la torture et les disparitions forcées pratiquées par l’armée française durant la guerre d’Algérie. Ce combat qu’il a continué durant toute sa vie est décrit par François Dosse dans la biographie qu’il lui a consacré aux éditions La Découverte. Nous publions sa présentation par l’éditeur ainsi que l’article de l’historien Gilles Manceron publié à son sujet par le quotidien l’Humanité le 16 janvier 2020.