Histoire coloniale et postcoloniale

Condamnations

publié le 2 juin 2014
Pas de cérémonie pour l’OAS à Louvroil

Une association militant pour la mémoire des anciens de l’OAS voulait organiser une cérémonie en l’honneur de Roger Degueldre à Louvroil.

Devant la réaction ferme de la maire, l’ADIMAD devait renoncer à son projet : il n’y a pas eu de dépôt de gerbe en mémoire de Roger Degueldre, à Louvroil, le mercredi 6 juillet 2005.


[Première publication, le 4 juillet 2005,
corrigée le 26 septembre 2005].]

 
Yves Guéna favorable à l’interdiction des hommages publics aux anciens de l’OAS

Ancien ministre de Gaulle, président de la fondation qui lui est dédiée, Yves Guéna est favorable à l’interdiction des hommages publics aux anciens de l’OAS.

Des ultras de l’Algérie française ont lancé un appel pour honorer la mémoire de Bastien-Thiry, responsable des attentats manqués contre de Gaulle.


Un dossier de Rosa Moussaoui, publié dans L’Humanité du 8 novembre 2006.
[Mis en ligne le 8 novembre, mis à jour le 13 novembre 2006.]
 
Nouvelle interdiction d’une manifestation d’apologistes de l’OAS

Comme l’année dernière, l’association ALLO (Anciens du Lycée Lamoricière d’Oran), présidée par Jean-Pierre Rondeau, avait obtenu du Comité de la Flamme de pouvoir raviver la Flamme au Tombeau du Soldat Inconnu, sous l’Arc de Triomphe, à l’occasion de l’anniversaire des massacres du 5 juillet 1962 à Oran.

Comme l’année dernière, la participation annoncée à cette manifestation d’anciens de l’OAS et de leurs apologistes a provoqué l’indignation d’associations (LDH, MRAP, ARAC, Les amis de Max Marchand, de Mouloud Feraoun et de leurs compagnons, Anpromevo) qui en ont demandé l’interdiction.

Comme l’année dernière, la manifestation a été interdite par le préfet de police.

 
Appel à un rassemblement contre une cérémonie des nostalgiques de l’OAS à l’Arc de Triomphe

Outre les deux associations qui ont lancé l’appel initial — l’Anpromevo et Les amis de Max Marchand et de Mouloud Feraoun et leurs compagnons — et la Ligue des droits de l’Homme, d’autres organisations appellent à ce rassemblement : le Comité Vérité Justice pour Charonne, le MRAP, Le collectif Anticolonial.org, Au nom de la mémoire, le groupe communiste au Conseil de Paris... Le rendez vous est fixé ce soir, à 16 h 45, en haut de l’avenue des Champs-Élysées, place Charles de Gaulle, devant l’entrée du souterrain desservant l’Arc de Triomphe ...

A la suite du communiqué de la LDH, vous trouverez ci-dessous un article de L’Humanité en date du 26 mars 2008 suivi de quelques rappels historiques, et des compte-rendus des manifestations sur cette autre page.

 
Non à la réhabilitation de l’OAS !

De 1961 à 1962, l’Organisation Armée Secrète (OAS) a tenté, les armes à la main, de s’opposer à la politique algérienne du général de Gaulle. Au nom de l’“Algérie française”, elle assassina plus de 2 200 personnes — Français et Algériens, civils et militaires.

Nous sommes aujourd’hui soumis à une pression politique en vue de réhabiliter cette organisation criminelle : plaques, stèles et monuments
commémorant les tueurs de l’OAS en martyrs de l’Algérie française,
fleurissent un peu partout en France.

Cette tentative de légitimation ne doit pas parvenir à ses fins. Il faut rappeler que les crimes de l’OAS ont contribué à ensanglanter un peu plus la fin de la guerre d’Algérie et à rendre inéluctable le départ de nombreux Européens d’Algérie.

 
Condamnations de nostalgiques de l’OAS, à Béziers et à Quimper

Une ex-élue FN qui voit dans le cinéaste René Vautier l’incarnation de la « collaboration antifrançaise » était sur le banc des accusés au palais de justice de Quimper jeudi 30 avril. Dans son jugement prononcé le vendredi 12 juin 2009, le tribunal l’a déclarée coupable de diffamation et l’a condamnée à 4000 € d’amende avec sursis. Elle devra également verser 1500 € de dommages et intérêts à chacune des trois victimes.

Lundi 27 avril 2009, un procès similaire avait opposé, devant le tribunal correctionnel de Béziers, Jean-Louis Bousquet, président du groupe communiste de la région Languedoc-Roussillon, à André Troise, ancien membre de l’OAS. Le nostalgique de l’Algérie française a été condamné pour injures et diffamation envers Jean-Louis Bousquet, à qui il reprochait d’avoir demandé l’enlèvement d’une plaque commémorative dédiée à l’OAS dans le cimetière neuf de Béziers. [1]

[Première mise en ligne le 6 mai 2009, mise à jour le 14 juin 2009]


 
Communiqué commun : “Non à de nouveaux éloges de l’OAS”
[Première mise en ligne le 4 juin 2013, mise à jour le 8]


 
Annulation de la cérémonie de Polop (Espagne)

D’après un article publié par le quotidien El Periódico, dans son édition du 31 mai 2014, la commune de Polop (Alicante) annule la cérémonie organisée par l’ADIMAD le 7 juin prochain : elle aurait été un hommage à peine voilé aux terroristes de l’OAS qui se sont opposés à l’indépendance de l’Algérie.

Vous trouverez ci-dessous la version originale de cet article d’El Periódico, – précédée d’une traduction artisanale améliorable
et suivie d’un article paru dans l’Humanité du 2 juin qui évoque les enjeux de cette affaire tout en confirmant la décision du maire de renoncer à l’hommage organisé par l’Adimad.

Voir également le dossier particulièrement bien documenté d’Anne Guérin-Castell : http://blogs.mediapart.fr/blog/anne...

[Mis en ligne le 1er juin 2014, mis à jour le 2]