Histoire coloniale et postcoloniale

La reconnaissance du passé colonial

publié le 4 juin 2020
Benjamin Stora : la mémoire retrouvée de la guerre d’Algérie

Ceux et celles qui vont devoir faire et font déjà l’Algérie et la France de demain n’ont aucune responsabilité dans l’affrontement d’hier.

par Benjamin Stora, professeur d’histoire du Maghreb à l’Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco).

[Le Monde, 19 mars 2002]

 
inventer une mémoire commune

par Alain Gresh

[extrait de Manière de voir n°58 - juillet août 2001]

 
La France reconnaît qu’elle a fait la « guerre » en Algérie (juin 1999)

L’Assemblée Nationale vote - le 10 juin 1999 - un texte qui enterre le terme officiel d’« opérations de maintien de l’ordre ».

par Blandine GROSJEAN - Libération - 10 juin 1999

 
quarante ans après, le temps de tourner la page est venu

Un Niçois, rapatrié d’Algérie, répond au discours haineux de l’extrême droite.

 
Gilles Manceron : “affronter le passé colonial”

La colonisation fait partie de l’histoire française, mais la France ne veut pas le voir. Ce trou de mémoire ne peut que favoriser le retour d’un certain nombre de préjugés et la permanence dans la société française de ce que le philosophe Sidi Mohamed Barkat appelle des « faux plis ».

Par Gilles Manceron, vice-président de la Ligue des droits de l’Homme [GM].

 
Marc Ferro : un bilan globalement négatif

S’enrichir, christianiser, « civiliser » : les justifications de l’entreprise coloniale n’ont pas manqué au cours de l’histoire. Mais l’incapacité des colonisateurs, prisonniers de préjugés raciaux, d’accorder la citoyenneté aux peuples asservis a produit un désastre

L’historien Marc Ferro [1] revisite cinq siècles de colonisation.

Extrait d’un dossier publié dans le Nouvel Obs du 8 décembre 2005.

 
naturaliser les mémoires, par Brahim Senouci

Vous trouverez ci-dessous deux textes de Brahim Senouci, maître de conférences à l’université de Cergy.


 
Colonisation - Paroles

Article paru dans l’Humanité du 23 février 2006.

 
Marseille ou l’Orient à domicile ! par Bruno Etienne

Contre les tentatives de révision de l’histoire coloniale, l’imbroglio marseillais nous rappelle au principe de réalité.

Cet article de Bruno Etienne, membre de l’Institut universitaire de France, directeur de l’Observatoire du religieux à l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence [2], est paru dans le numéro 15, été 2005, de La pensée de midi [3].

 
lettre ouverte de Ségolène Royal aux associations de rapatriés et de harkis

Cette lettre ouverte a été publiée le 11 avril 2007 sur le blog du secrétariat aux droits de l’Homme et libertés du parti socialiste [4].

 
à l’ouest, rien de nouveau, les mines sont toujours là

Les souffrances et les déracinements qu’ont vécus des centaines de milliers d’Européens à l’occasion de la guerre et de l’accession à l’indépendance d’un pays où ils étaient nés, sont abondamment évoqués depuis 1962. Des centaines de milliers d’Algériens “de souche” ont également connu l’exode au Maroc ou en Tunisie, à cause de cette guerre. Cette page est consacrée à ceux qui ont dû se réfugier au Maroc à la suite de la construction de la ligne Morice.

En 1961, François Chevaldonné et Paul Moity, deux jeunes Français qui travaillaient alors au Maroc, avaient commencé à préparer un court métrage sur ces réfugiés algériens, mais le cessez-le-feu est intervenu avant que le film ne soit achevé. Quarante ans après, à l’occasion de l’année de l’Algérie en France, ils ont pu réaliser un livre et une exposition avec les photos et les éléments de documentation qu’ils avaient alors recueillis. Cette page a été réalisée à partir du site internet qu’ils ont consacré à ces oubliés de l’histoire. [5]

 
Vue d’Alger, la France n’est pas guérie de ses plaies

Après la page du Quotidien d’Oran qui évoquait le retour à El Bayadh d’un ancien appelé de la guerre d’Algérie, nous reprenons ci-dessous dans son intégralité la page “ France-Actualités ” de l’édition du 24 novembre 2008 du quotidien algérien El Watan [6].

En juin 2002, Benjamin Stora déclarait que «  les mouvements souhaitables dans les deux pays sont inverses : en France, les politiques et l’État doivent prendre leurs responsabilités sur la guerre d’Algérie. Côté algérien, l’État doit perdre le monopole de la mémoire, [qui doit] revenir à la société. » [7]

Six ans plus tard, il faut malheureusement constater que les politiques français, étonnamment silencieux devant les tentatives de réhabilitation de l’OAS, n’ont toujours pas pris leurs responsabilités sur ce passé colonial, alors que le système algérien persiste à considérer que l’écriture de l’histoire des Algériens relève de sa compétence.

 
Bordeaux se retourne vers son passé négrier

Bordeaux a longtemps ignoré son passé de port négrier, mais, aiguillonnée par le mouvement associatif, elle ne pouvait rester à l’écart alors que Nantes poursuit son travail de mémoire. L’ouverture au musée d’Aquitaine de salles consacrées à l’esclavage mérite donc d’être remarquée. Nous reprenons un entretien accordé à ce sujet par Alain Juppé, maire de la ville.

L’inauguration officielle s’est déroulée le 10 mai dernier, à l’occasion de la Journée nationale de la mémoire de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions, en présence de la ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie. Faut-il voir dans l’absence de Nicolas Sarkozy à cette cérémonie une nouvelle manifestation de l’« anti-repentance » présidentielle ?

Comme le rappelle ci-dessous l’historien Marcel Dorigny, « l’esclavage [est] une histoire qui concerne la nation entière ».

 
les séquelles psychiques de la guerre d’Algérie (pour les anciens appelés)

Près de deux millions de jeunes ont été appelés entre 1956 et 1962 pour participer à la guerre coloniale en Algérie. On peut estimer que plusieurs centaines de milliers en sont revenus psychiquement malades. Dans le texte que nous reprenons ci-dessous, Gilbert Argelès rappelle que la France n’a jamais vraiment affronté le problème et que, malgré leur âge maintenant avancé, beaucoup des anciens combattants de cette guerre qui ne disait pas son nom continuent à souffrir de ses suites.

 
Benjamin Stora : « Algériens et Français doivent regarder ensemble leur histoire commune »

Invité par l’Association des Anciens Elèves des Lycées Malika Gaid et Mohamed Kerouani, Benjamin Stora a animé un débat à Sétif le 6 avril 2013. A cette occasion il a déclaré que « le moment est venu pour les Algériens et les Français de regarder leur histoire commune en face ».

Il a poursuivi : « Il faut en outre se pencher sur la question de l’enrôlement par l’armée française de la paysannerie algérienne (harkis), celle du statut des minorités qui ont quitté l’Algérie (pieds-noirs). On doit savoir qu’après l’indépendance, plus 200 000 Européens sont restés en Algérie jusqu’aux années 1970. Côté français, beaucoup d’archives sont à ouvrir, notamment celles inhérentes aux champs de mines, aux essais nucléaires français au Sahara, aux disparitions de milliers d’Algériens et à l’utilisation du napalm, pour ne citer que ces sujets. » [8]

 
Publication des Actes de la journée d’étude sur les disparus de la guerre d’Algérie du fait des forces de l’ordre françaises. Un vif débat a lieu sur l’accès aux archives de l’armée française

Ouverte par Stéphane Peu, député de Seine-Saint-Denis, et Pierre Audin, le 20 septembre 2019, dans la salle Victor Hugo de l’Assemblée nationale, la journée d’étude « Les disparus de la guerre d’Algérie du fait des forces de l’ordre françaises : vérité et justice ? » a rassemblé un public nombreux. Les vidéos résumant ses travaux ont été publiées par Mediapart et par ce site. Les textes complétés des interventions sont sur le site du CREDOF. Plusieurs évoquent le blocage de l’accès aux archives constitué par un texte non législatif de 2011, l’« IGI 1300 », qui contredit la loi. Sa mise en application avec zèle, en janvier 2020, au Service historique de la Défense, soulève un vif débat parmi les historiens et les archivistes.

 
La France rapatrie la dépouille d’un soldat mort à Oran en 1956

La dépouille d’un soldat français mort et enterré en Algérie en 1956 a été rapatriée en France. Mais la restitution par la France des crânes des résistants algériens tués dans les combats du XIXe siècle contre la colonisation française ne semble pas à l’ordre du jour. Pourtant, nombreux sont ceux qui, d’une rive ou de l’autre de la Méditerranée, et parfois depuis des années, demandent le retour en Algérie des restes mortuaires des résistants algériens qui se trouvent toujours en France. Aucune réponse n’a été donnée à ce jour à la trentaine de milliers de signataires de la pétition lancée par Brahim Senouci, demandant la “Restitution des têtes des résistants algériens, détenues par le Musée de l’Homme.” Nous reprenons ci-dessous deux articles parus le 7 août dernier, dans le quotidien algérien El Watan, qui font le point sur différents aspects du problème.

 
Une plaque en l’honneur d’un avocat assassiné ?

Pendant la guerre d’Algérie, au début de la Ve République, en plein Paris, le 23 mai 1959, avec l’aval du Premier ministre, Michel Debré, a été ordonné l’assassinat d’un avocat inscrit au Barreau de Paris, Me Amokrane Ould Aoudia qui défendait les indépendantistes algériens. Un voeu relatif à l’apposition d’une plaque commémorative au 10, rue Saint-Marc a été adopté le 14 septembre 2017 par le Conseil du 2e arrondissement de Paris.

 
L’historien Alain Ruscio lance un débat : une statue de l’émir Abdelkader à Paris

La statue du général sudiste Robert Lee défenseur de l’esclavage a été déboulonnée à Charlottesville (États-Unis), ce qui a provoqué des incidents graves. En France aussi, la présence des statues érigées à la gloire de colonisateurs font débat. L’historien Alain Ruscio [9] propose quant à lui de rendre hommage à un héros de la résistance anticoloniale en Algérie, l’émir Abdelkader. Il montre que l’idée d’installer une statue de l’émir à Paris avait déjà ses partisans au début du XXe siècle.

 
Monuments et passé colonial : détruire, déplacer ou ajouter ?

A la suite des polémiques aux Etats-Unis sur les statues de défenseurs de l’esclavage, des voix se sont exprimées en France pour mettre en cause la présence dans l’espace public, par exemple, des statues de Colbert, l’initiateur du Code noir, ou du général Bugeaud. Faut-il les abattre de la même façon ? ou bien les retirer pour les mettre dans des musées ? Faut-il surtout installer de nouvelles statues pour rendre hommage à des personnalités qui se sont opposées à l’esclavage et à la colonisation ? C’est un débat auquel, du fait de cette page de son histoire, la France ne peut échapper.

 
Pourquoi tant de noms à la gloire de la colonisation ?

Rues, boulevards, avenues et places, sans oublier collèges, lycées, statues et monuments, sont à Paris autant de témoins de l’histoire et de la légende du colonialisme français. Alors qu’aux États-Unis, les statues des généraux esclavagistes, contestées, s’apprêtent à quitter les rues pour gagner les musées, ce guide invite à porter notre attention sur ces nombreuses traces du passé colonial dans la capitale.

 
Monuments et statues du temps des colonies dans la capitale

Alain Ruscio recense dans cet article les principales traces architecturales du passé colonial dans la capitale. Plusieurs de ces monuments et statues datent de l’Exposition coloniale de 1931. A cette occasion, tout le quartier populaire à la lisière du Bois de Vincennes, dans l’est de Paris, a été remodelé. De nouvelles artères ont été créées, des édifices nouveaux érigés, dont le Palais des colonies, place de la Porte dorée, devenu Musée d’histoire de l’immigration. C’est précisément cette institution qui a publié une brochure de Gilles Manceron, Traces de l’Histoire coloniale dans le 12e arrondissement de Paris [10], qui le complète sur plusieurs points et dont nous reproduisons la description de la façade ouest du musée.

 
Le Salon et la Semaine anticoloniale et antiraciste 2018

Durant tout le mois de mars 2018, la Semaine anticoloniale et antiraciste est l’occasion de nombreuses rencontres. A Paris, à La Bellevilloise, le week-end des 10 et 11 mars, s’est tenu un Salon du livre. D’autres rendez-vous sont annoncés dans le programme de la Semaine. Parmi eux, le dimanche 18 mars, un atelier du Comité de vigilance face aux usages publics de l’histoire (CVUH) sera consacré à une réflexion sur le mot « Race », avec les historiennes Elsa Dorlin et Carole Reynaud-Paligot.

 
La décolonisation, un terreau de Mai 68, par Nils Andersson

Nous avons rendu compte de la publication du dernier livre de Nils Andersson, « Mémoire éclatée » (1), dans lequel il revient sur ses combats politiques d’éditeur militant, au premier rang desquels la lutte anticolonialiste. On lira ici son intervention lors de la séance inaugurale de « Mai 68 vu des Suds », le 2 mars 2018 à la Sorbonne, qui pointe l’importance de la décolonisation comme l’un des terreaux principaux de Mai 1968, tout particulièrement la diffusion des idées d’émancipation des peuples colonisés par des maisons d’éditions anticolonialistes qui avaient ouvert « un front éditorial ».

 
Une campagne « Faidherbe doit tomber »

A l’occasion du bicentenaire, le 3 juin 2018, de la naissance de Louis Faidherbe (1818-1889), héros de la guerre de 1870-1871 contre les Prussiens, mais figure majeure du colonialisme français en Afrique, une campagne est menée à l’initiative de l’association Survie Nord, en partenariat avec l’Atelier d’histoire critique, le Collectif Afrique, le Front uni des immigrations et des quartiers populaires et le Collectif sénégalais contre la célébration de Faidherbe. Pour continuer à documenter la réflexion déjà engagée sur ce site sur la « décolonisation » des toponymes et des monuments, nous publions des extraits du site internet qui relaie cette campagne « Faidherbe doit tomber. Le colonialisme tue » : une présentation de la carrière de ce pacificateur colonial, « Bugeaud du Sénégal », ainsi qu’un « questions-réponses (à ceux qui veulent garder Faidherbe) ».

 
Le Mémorial de la prison de Montluc a oublié la présence
des patriotes algériens

En 2009, les prisons de Lyon ont été fermées et il a été décidé de transformer la prison du Fort de Montluc en Mémorial. Mais on a limité celui-ci à la période 1943-1944. On a oublié la présence de centaines de patriotes algériens pendant leur guerre d’indépendance, dont douze y ont été guillotinés. D’anciens détenus algériens l’ont visité et ont constaté ce manque. Cela a suscité un débat dont un site internet créé par des chercheurs s’est fait l’écho. Ce lieu de mémoire va-t-il accorder une place à cette page de notre histoire ?

 
Pour Souleymane Bachir Diagne
et Benjamin Stora,
la question coloniale
ne cesse de faire retour

Le philosophe africain Souleymane Bachir Diagne, auteur de « En quête d’Afrique(s), universalisme et pensée décoloniale », et l’historien Benjamin Stora ont échangé pour « l’Express » sur le retour du passé colonial et décolonial dans notre présent. Benjamin Stora a également participé à une émission de la chaîne de télévision algérienne « Al Magharibia » sur « le Premier novembre 1954, 64 ans après », reproduite ci-dessous. Nous reviendrons dans un prochain article sur ses propos sur la déclaration d’Emmanuel Macron sur l’assassinat de Maurice Audin et les plus de 3000 Algériens disparus durant la Bataille d’Alger, objet du site 1000autres.org, reproduits par le quotidien algérien « El Watan » .

 
Jean-Paul Sartre et l’Afrique :
décoloniser l’esprit,
par Séverine Kodjo-Grandvaux

Gallimard réédite les écrits sur l’Algérie de Jean-Paul Sartre, qui a été un soutien résolu de la cause indépendantiste, notamment à travers la revue qu’il dirigeait, « Les Temps Modernes ». Il s’agit des articles que cet éditeur avait regroupés sous le titre « Situations V ». Pour Séverine Kodjo-Grandvaux, ils permettent de mieux saisir ce qui se passe avec l’irruption de la pensée décoloniale dans le monde francophone. Mais, selon elle, Sartre n’avait pas saisi l’aspiration à l’universel porté par la négritude, qu’il a essentialisée.

 
Musées, théâtre, cinéma,
arts graphiques,
regard colonial ou décolonial ?

Quelles images musées et artistes doivent-ils donner de la période coloniale européenne ? Près de Bruxelles, le Musée royal de l’Afrique centrale, à Tervuren, a rouvert ses portes après une longue fermeture que regrettait, par exemple, en 2014, « La Libre Belgique », en raison du « parfum de colonialisme qui y règne toujours ». Dans « Le Monde », Philippe Dagen confirme que sa rénovation perpétue les idées reçues sur les colonies. Heureusement, des historiens, des artistes, comme dans la rencontre à l’ENS que nous présentons ci-dessous, secouent le vieux cocotier des préjugés coloniaux.

 
Recherches entravées… il est urgent de lever les obstacles à la consultation des archives

Paradoxalement, après la déclaration importante du président de la République du 13 septembre 2018 concernant la vérité sur l’affaire Audin et les tortures pratiquées par l’armée française en Algérie, des mesures ont été prises concernant les archives qui empêchent le processus qu’il a jugé nécessaire et entravent les recherches sur notre histoire contemporaine. Via l’organisme opaque qu’est le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), a été mis en place, en effet, en 2019 et jusqu’à aujourd’hui, un mécanisme long et complexe de « déclassification » qui empêche l’accès aux archives tel que prévu par la loi. Par des questions orales ou écrites, plusieurs parlementaires s’en sont inquiétés. Il est urgent de lever ces obstacles dressés en France contre la liberté de la recherche historique et le droit des citoyens à l’information.

 
Albert Memmi, écrivain et penseur de la société coloniale et du racisme

Albert Memmi est mort le 22 mai 2020 dans sa centième année. Né à Tunis le 15 décembre 1920 dans une famille juive arabophone, formé d’abord à l’école rabbinique puis à l’école de l’Alliance israélite universelle, il a poursuivi sa scolarité, grâce à une bourse, au lycée Carnot de Tunis, puis à l’université d’Alger, où il mena des études de philosophie qu’il poursuivra à la Sorbonne. Installé en France en 1956, il a conduit une carrière universitaire à l’Ecole pratique des hautes études (EPHE) puis à Nanterre. Ses œuvres de fiction comme ses essais sociologiques portent en particulier sur les rapports de domination, sur les conséquences complexes de la société coloniale et sur les différentes formes de racisme. L’universitaire Hervé Sanson, qui a publié avec lui Penser à vif. De la colonisation à la laïcité, l’évoque pour notre site.