Histoire coloniale et postcoloniale

Perpignan

publié le 9 juin 2017
à laquelle de ses “communautés” Jean-Paul Alduy pense-t-il, le matin en se rasant ?

Les violences qui ont secoué la ville de Perpignan à la fin du mois de mai sont le fruit d’une situation d’exacerbation des identités qui s’est accrue sous l’effet de la politique municipale du maire, Jean-Paul Alduy.

Vous trouverez ci-dessous un article de l’Observatoire du communautarisme, suivi de quelques exemples de la gestion de la « communauté pied-noire ».

 
échange de courriers entre la section locale de la LDH et le sénateur-maire de Perpignan

Le 24 octobre 2005, la section de Perpignan de la LDH écrivait à Jean-Paul Alduy pour contester les projets de la municipalité dans le domaine mémoriel.

Voici cette lettre suivie de la réponse du sénateur-maire de Perpignan. En bas de page, vous trouverez la réponse en date du 22 août 2005 de Jean-Marc Pujol à une lettre que le MRAP lui avait adressée le 8 août précédent.

[Première publication, le 20 novembre 2005,
mise à jour, le 17 février 2006.]

 
Non ! à l’hommage le 7 juin à Perpignan aux assassins de l’OAS

Devant le refus du préfet des Pyrénées Orientales d’interdire l’hommage que l’ADIMAD a prévu de rendre mercredi 7 juin 2006 à d’anciens activistes de l’OAS, des organisations locales et nationales appellent à un rassemblement autour de représentants des familles touchées par les assassinats de l’OAS

Après les communiqués de la LDH, de l’ANPROMEVO, et celui émanant de plusieurs associations locales, vous pourrez prendre connaissance de la réponse du préfet à la demande d’interdiction qui lui avait été adressée, puis un article publié le 4 juin dans le Midi libre.

[Dernière mise à jour le 6 juin 2006.]

 
face-à-face entre nostalgiques de l’OAS et défenseurs des droits de l’Homme, à Perpignan
D’anciens membres de l’OAS, rejoints par quelques nostalgiques de l’Algérie coloniale, tentent régulièrement d’organiser des cérémonies à la gloire de cette organisation terroriste, et notamment des quatre criminels condamnés à mort et exécutés en raison de la gravité de leurs forfaits. Le 6 juillet 2005, quelques centaines d’entre eux avaient essayé de contourner l’interdiction d’inaugurer une stèle dans le cimetière de Marignane.

Le 7 juin 2006, un nouvel « hommage » était organisé par l’ADIMAD au cimetière du Haut Vernet à Perpignan, jour anniversaire de l’exécution de Dovecar et Piegts, le 7 juin 1962, pour leur participation à l’assassinat du commissaire central d’Alger Roger Gavoury, déclaré Mort pour la France.
Dès la veille, la LDH et le MRAP avaient dénoncé cet hommage aux quatre « assassins de l’OAS », et appelé « tous les démocrates à se rassembler à 10H30 à l’entrée du cimetière », autour de représentants des familles endeuillées par les assassinats de l’OAS.

 
guerre des mémoires à Perpignan, un entretien avec Eric Savarese

Eric Savarese, maître de conférences en sciences politiques à l’université de Perpignan, est l’auteur de plusieurs ouvrages [1].

 
Perpignan : contestation d’un centre de documentation de la présence française en Algérie

La décision de Jean-Paul Alduy, sénateur-maire de Perpignan, d’aménager l’ancien couvent de Sainte-Claire, pour y installer un Centre de documentation de la présence française en Algérie, et y dresser un « Mur des disparus » de la guerre d’Algérie, continue à soulever une forte contestation.

Afin d’apaiser les esprits, il serait peut-être plus raisonnable que la municipalité de Perpignan renonce à un projet qui, avec la stèle des fusillés de l’OAS, ne peut que contribuer à donner une image discutable de la cité catalane.

 
la controverse de Perpignan

Devoir de mémoire pour la mairie, musée à la gloire de la colonisation pour le collectif d’opposants, le futur lieu dédié à l’histoire des 132 ans de la présence française en Algérie cristallise les positions. D’autant plus que le projet est porté par le Cercle Algérianiste, qui cultive volontiers la nostalgie.

Le 23 octobre 2006, le sujet était mis en débat au conseil municipal, à la fois sur le « Mur des disparus » et sur les travaux à engager pour restaurer l’aile et la galerie sud de l’ancien couvent Sainte-Claire, rue Derroja, devenu prison civile avant d’être récupéré par la mairie et où s’installera le musée-centre de recherches historiques, selon Jean-Marc Pujol, maire adjoint. Les élus de l’opposition PS et PC votaient contre ces délibérations.

Un dossier réalisé par Isabelle Goupilla, paru dans la Semaine du Roussillon, édition du 8-14 février (N° 562), sous le titre : Mémoire des pieds-noirs / Polémique autour du musée [2].

 
conférence de presse du collectif Non au projet de musée de la mairie de Perpignan à la gloire de la colonisation

Au cours de sa conférence de presse de vendredi 16 mars 2007 [3], le collectif a présenté et commenté la déclaration que vous trouverez ci-dessous, suivie d’un rappel de l’essentiel du dossier. La déclaration sera distribuée aux membres du conseil municipal lors de sa prochaine réunion.

Le collectif fonde beaucoup d’espoir sur la journée d’étude prévue le 19 avril prochain pour « remettre l’histoire et pas seulement la mémoire » au centre des réflexions.

 
le musée à la gloire de la colonisation s’invite au conseil municipal de Perpignan

Lundi 26 mars, une cinquantaine de personnes sont venus au conseil municipal de Perpignan pour manifester silencieusement leur opposition au projet de la municipalité.
Jean-Paul Alduy, maire de Perpignan, a accepté de les recevoir mardi 10 avril prochain.

A la suite des deux articles de la presse locale rendant compte de cet événement, vous pourrez lire une libre opinion publiée dans Le Travailleur catalan du 30 mars 2007 : L’Algérie française méconnue.

[Première mise en ligne le 27 mars, complétée le 29 mars 2007]
 
musée à la gloire de la colonisation : les désaccords persistent

Comme cela avait été convenu le 26 mars dernier [4], le maire de Perpignan a reçu le 10 avril une délégation du collectif opposé au projet d’un « centre de la présence française en Algérie ».

Malheureusement, il ne semble pas que la position de Jean-Paul Alduy se soit modifiée à la suite de cette rencontre. Le collectif a donc décidé de poursuivre ses manifestations silencieuses.

[Première publication le 16 avril, mise à jour le 21 avril 2007]
 
Non à la cérémonie pro-OAS du 7 juin 2007 à Perpignan !

Suite à l’appel à rassemblement lancé par l’ADIMAD pour rendre hommage à d’anciens activistes de l’OAS, à Perpignan le 7 juin prochain, un collectif d’associations appelle à une manifestation le même jour à 10h pour refuser qu’une telle cérémonie puisse se dérouler dans un espace public. Il demande également le déplacement dans un lieu privé de la stèle élevée à la gloire des tueurs de l’OAS.

Vous trouverez ci-dessous l’appel du collectif, les lettres adressées au maire de Perpignan et au préfet des Pyrénées-Orientales par deux associations qui défendent la mémoire de victimes de l’OAS, ainsi qu’un premier écho paru dans la presse algérienne.

[Première mise en ligne, le 22 avril 2007,
la liste des associations signataires a été mise à jour le 4 juin 2007]
 
interdiction de l’hommage aux assassins de l’OAS prévu à Perpignan le 7 juin 2007

Mercredi 6 juin à 18 h, le préfet des Pyrénées-Orientales a interdit la manifestation pro-OAS organisée par l’Adimad pour le lendemain au cimetière du Haut-Vernet.

Il répond ainsi à la demande du collectif d’associations locales auquel de nombreuses organisations nationales s’étaient jointes : outre la Ligue des droits de l’Homme dont vous trouverez le communiqué ci-dessous, on peut citer Les amis de Max Marchand, ANPROMEVO, France-Algérie, Harkis et droits de l’Homme, LCR, Mouvement pour l’égalité, MRAP, le PCF.

[Première publication le 30 mai, mise à jour le 7 juin 2007]
 
un “Mur des disparus” à Perpignan

Le 3 juin 2007, le conseil d’administration de la fédération nationale des Cercles algérianistes a annoncé pour le dimanche 25 novembre l’inauguration à Perpignan d’un “Mur des disparus”.

Le groupe d’historiens, qui a diffusé récemment le rapport intitulé En finir avec les guerres de mémoires algériennes en France ?, évoque ce projet de mur en notant, page 12, «  qu’un mur mettant en avant certains morts plutôt que d’autres représenterait, pour celui ou celle qui fréquenterait le
centre, un signe évident indiquant la proximité du centre avec une lecture du passé
ne faisant pas l’unanimité
 ». Leur point de vue est développé dans l’annexe du rapport que nous reprenons ci-dessous [5].

Nous reviendrons en bas de page sur le nombre des disparus qui seront honorés sur ce mur.

 
Perpignan : succès de la mobilisation contre les nostalgiques de la colonisation

Le 7 juin 2007, l’Adimad n’a pu tenir à Perpignan son rassemblement annuel d’hommage aux assassins de l’OAS.

[Première mise en ligne le 9 juin, mise à jour le 16 juin 2007]
 
la stèle de Perpignan doit être déplacée vers un lieu privé

Des nostalgériques avaient prévu de rendre hommage à l’OAS, le 7 juin 2007, devant la stèle du cimetière de Perpignan qui lui est dédiée. Grâce à la vigilance d’un collectif d’associations locales, cette cérémonie a été interdite.
Cependant l’Indépendant du 15 juin nous apprend que la stèle a été souillée dans la nuit du 6 au 7 juin.

Les associations du collectif protestent contre l’article de l’Indépendant qui reprend les thèses négationnistes du président de l’Adimad, et demandent que la stèle soit déplacée vers un lieu privé.

 
Perpignan, la guerre des mémoires, par Thierry Leclère
Télérama n°3002 - 25 juillet 2007
 
le collectif de Perpignan continue à dire NON

Le collectif sera présent samedi 1er septembre 2007 à Visa pour l’image, devant le couvent des Minimes. A cette occasion, il distribuera le texte que nous reproduisons ci-dessous.

[Première mise en ligne le 30 août, mise à jour le 5 septembre 2007]
 
un journal municipal d’informations à sens unique

Le numéro de septembre 2007 (n° 69) du journal municipal de Perpignan comporte une page entière consacrée à la présentation du Cercle algérianiste et de ses projets controversés en cours de réalisation dans l’ancien couvent des Clarisses de Perpignan. Vous en trouverez la transcription ci-dessous.

Estimant volontairement malveillante la présentation de ses positions, le collectif des opposants au musée à la gloire de la colonisation demande à bénéficier du droit de réponse.

 
Perpignan, 24 nov. 07 : hommage à toutes les victimes de la guerre d’Algérie

Samedi 24 novembre 2007 à Perpignan :

  • 11h : conférence de presse à la Bourse du travail, avec la participation de Olivier Dartigolles (PCF), Mouloud Aounit, Henri Pouillot, Anne Savigneux (MRAP), Fatima Besnaci (Harkis et Droits de l’Homme), Michel Tubiana (président d’honneur de la LDH),
  • de 14h à 16h, Place de la Victoire (en face le Castillet) : prises de parole de personnalités nationales, entrecoupées de lectures de textes et d’intermèdes musicaux.
 
dérapages à Perpignan

Les projets de la mairie de Perpignan concernant la présence française en Algérie
continuent à être contestés. Ils ont été l’objet d’un sérieux incident lors du conseil municipal du 24 septembre.

Le “Mur des disparus” qui doit être inauguré fin novembre soulève en particulier de nombreuses questions. Toutes les familles de disparus à l’occasion de la guerre d’Algérie ne sont pas associées à la réalisation de ce projet, et pourtant leurs douleurs méritent toutes le même respect.

[Page mise en ligne le 25 sept., revue et complétée le 27 sept. 2007]
 
Albert Camus à Perpignan

Un bel hommage a été rendu à Albert Camus, lors du colloque franco-algérien organisé à Perpignan du 11 au 13 octobre 2007, alors que l’écrivain est l’objet d’une tentative de “récupération” de la part des nostalgériques (= les nostalgiques de l’Algérie française) à l’occasion de l’inauguration prochaine d’un « Mur des disparus ».


[Cette page a été mise en ligne dans une première version le 16 oct. 07, mais elle a été modifiée et complétée le 30 oct. 07]
 
l’appel de Perpignan

Deux communiqués pour dire l’inquiétude suscitée par la prochaine inauguration d’un “Mur des disparus” à Perpignan, l’un à l’initiative de la LDH et l’autre émanant de deux associations de descendants de victimes de l’OAS. Tous deux déplorent une manifestation qui risque de relancer une nouvelle guerre des mémoires.

[Première mise en ligne le 7 nov. 07, mise à jour le 21 nov. 07]
 
le “Mur des disparus” : travail de mémoire ou entreprise de manipulations ?

Le 27 mars dernier, le maire de Perpignan, Jean-Paul Alduy, afin de justifier l’attribution au Cercle algérianiste de la responsabilité d’édifier un “ Mur des disparus ”, avait déclaré sur FR3 régionale : « seul le Cercle algérianiste depuis 30, 35 ans a fait un vrai travail de mémoire avec des publications. » [6]

En réalité, ce qui va être inauguré à Perpignan, le 25 novembre prochain, à l’occasion du congrès national du Cercle algérianiste, ne résulte pas d’un « vrai travail de mémoire » : c’est le résultat d’un choix partisan au service d’une mémoire respectable mais particulière. Les nostalgériques, telle Michèle Tabarot, nous ont accoutumés à la réécriture mensongère de la période de l’Algérie française, mais ici la falsification atteint des sommets.

[Première mise en ligne vendredi 23 nov. 07,
mise à jour avec publication de la lettre de Slimane Benaïssa le 24 nov. 07]
 
le 24 novembre 2007 à Perpignan

Après le rappel des positions défendues par la section de Toulon de la LDH, et avant une brève revue de presse, vous trouverez ci-dessous certaines des interventions prononcées à Perpignan, le 24 novembre 2007, par des opposants au “Mur des disparus” :
- Michel Tubiana pour la LDH,
- Fatima Besnaci-Lancou pour Harkis et droits de l’Homme,
- Jean-François Gavoury pour l’Anpromevo.

[Première mise en ligne le 25 nov. 07, mise à jour le 26 nov. 07]
 
le “Mur des disparus” vu d’Algérie

Le lendemain de l’inauguration, Le Quotidien d’Oran relève la déclaration d’Alain Marleix en faveur d’une « politique de mémoire assuméee ». Avant l’inauguration, le quotidien algérien La Tribune avait insisté sur l’aspect « attentatoire à la mémoire des victimes algériennes ».

 
le 25 novembre 2007 à Perpignan

Jour de l’inauguration officielle du “ Mur des disparus ”.

 
Jean-Paul Alduy et les opposants au “Mur des disparus”

Cette page contient deux éléments qu’il nous semble utile de rendre publics :
- une lettre adressée le 22 octobre dernier par Jean-Paul Alduy aux conseillères municipales communistes,
- le compte-rendu de la rencontre de Jean-Paul Alduy avec le collectif des opposants, le 22 novembre 2007.

 
les pouvoirs publics doivent honorer toutes les victimes de la guerre d’Algérie

Le collectif “Non au musée à la gloire de l’Algérie Française” demande aux pouvoirs publics que TOUTES les victimes de la guerre d’Algérie soient honorées.

 
collectif “pour un centre de documentation à Perpignan sur l’histoire franco-algérienne”

Le collectif des opposants au projet de musée de la mairie de Perpignan à la gloire de la colonisation a, lors d’une conférence de presse, le 1er février 2008, exposé ses revendications. Il demande :

  • un « Centre de Documentation sur l’Histoire Franco-Algérienne », piloté par un comité scientifique indépendant de la mairie et de toute association mémorielle,
  • la création d’un mémorial en hommage à toutes les victimes de la Guerre d’Algérie,
  • le déplacement hors de l’espace public de la stèle pro-OAS.

Deux ans plus tard – entre-temps, Jean-Marc Pujol avait succédé à Jean-Paul Alduy à la mairie de Perpignan – ... le collectif rappelait ses revendications.

[Mise en ligne le 3 février 2008, mise à jour le 4 mai 2010]


 
des vivants “gravés” dans le bronze du mur des disparus

Quelle n’a pas été la stupeur de Yvan Donnat, né en Algérie, d’apprendre que les noms de plusieurs membres de sa famille étaient gravés à Perpignan,dans le bronze du mur des disparus, alors qu’ils sont, à l’exception de son père, bien vivants.
La famille Donnat, dont plusieurs membres avaient été condamnés à mort par l’OAS, ne peut admettre que les noms de certains des siens figurent à côté de ceux de tueurs de l’OAS.

Son père, Gaston Donnat, décédé le 5 février 2007, a été, tout au long de sa vie, un
internationaliste et un anticolonialiste. Il est l’auteur de l’ouvrage « Afin que nul n’oublie, témoignage d’un anticolonialiste » [7] que nous présentons ci-dessous.

[Page mise en ligne le 16 février 2008, à l’exception de la reproduction]
 
Perpignan : instrumentaliser les mémoires sans trop se soucier du respect de la vérité

La découverte sur le « mur des disparus » des noms de membres de la famille Donnat qui sont bien vivants met en évidence l’absence de crédibilité de cette opération et la légèreté dont ont fait preuve la municipalité de Perpignan et l’association avec laquelle elle a choisi de travailler exclusivement, négligeant avec dédain les historiens de l’Université de Perpignan.

La lettre adressée à Yvan Donnat par le directeur des archives du ministère des Affaires étrangères confirme que la liste présentée par le Cercle algérianiste de Perpignan comme une « liste officielle » méritant d’être gravée sur des plaques de bronze n’était qu’un document de travail de cette administration, susceptible de comporter des erreurs.

Il est vrai que l’objectif essentiel de ce mur était d’instrumentaliser les mémoires sans se soucier outre mesure de la vérité. Déjà, le jour de l’inauguration, la municipalité avait
dû masquer deux citations
gravées, l’une d’Albert Camus et l’autre du dramaturge algérien Slimane Benaïssa, qui avaient été utilisées sans l’accord de cet auteur ni de la fille de Camus.

Le Collectif départemental pour un centre de documentation à Perpignan sur l’histoire franco-algérienne donne, ce vendredi 29 février à 11h, une conférence de presse à la Bourse du travail de Perpignan.

 
la famille Donnat à Perpignan

La famille de Gaston Donnat est venue, à Perpignan le 29 février 2008, témoigner que tous les pieds-noirs n’avaient pas été de l’OAS. Le lendemain, près de deux cents personnes ont manifesté à l’appel du Cercle algérianiste leur attachement au “Mur des disparus”, seul lieu consacré à « la mémoire de leurs familles ».

L’affaire de la famille Donnat repose la question du nombre et de l’exactitude des dossiers de disparus : il faut établir une liste qui ne puisse être contestée. Ce travail devrait être confié à des historiens, sous la responsabilité d’un comité scientifique indépendant de la mairie et de toute association mémorielle, comité dont le collectif départemental réclame la constitution pour piloter un véritable « centre de documentation sur l’histoire franco-algérienne ». Sans attendre, il faudrait qu’une plaque rende hommage à toutes les victimes de la guerre Algérie.

[Publié le 4 mars 2008, mis à jour le 24 mai]
 
soupçons de fraude à Perpignan

Le résultat du second tour des élections municipales de mars 2008 s’annonçait incertain à Perpignan — l’ambiance au congrès départemental du Cercle algérianiste en témoigne. La liste du maire sortant, Jean-Paul Alduy (UMP), devait finalement l’emporter à l’issue d’une triangulaire, avec 574 voix d’avance sur la liste de gauche. Est-ce cette incertitude qui a incité le président d’un bureau de vote à mettre des bulletins dans ses chaussettes ? Une information judiciaire a été ouverte pour “fraude électorale”.

Encore heureux que Perpignan n’ait pas eu recours à des ordinateurs de vote avec lesquels la fraude semble plus facile et quasiment indétectable : «  … avec les bulletins papiers, on ne peut bourrer les urnes que si, tout le monde dans le bureau de vote est d’accord pour vous laisser faire. Ce fut jadis le cas dans certains bureaux de vote insulaires ou tenus par des organisations politiques prenant des libertés avec la démocratie … avec des ordinateurs de vote, par contre, c’est nettement plus facile … »

[Première mise en ligne le 18 mars, mise à jour le 19 mars]
 
les chaussettes de Perpignan

A Perpignan, le président d’un bureau de vote a été surpris, dimanche 16 mars, en train de dissimuler des bulletins dans ses chaussettes lors du deuxième tour des élections municipales. Dans une interview donnée à L’Indépendant, il reconnaît avoir commis « une connerie énorme », et, quand on lui demande s’il l’a fait pour le compte du maire de Perpignan, il répond gentiment : « Je pense qu’Alduy est assez intelligent pour choisir d’autres personnes que moi pour faire des choses comme ça ».

Il est trop tôt pour y voir la fin d’un demi-siècle alduyste de gestion “communautariste” et de ses complaisances envers la cause algérianiste. Mais il est intéressant de se pencher sur la perpétuation d’un savoir-faire artisanal dans le domaine de la fraude électorale.

[Mise en ligne le 29 mars 2008, complétée le 7 avril]
 
Perpignan, les dérives d’un système

Jean-Paul Alduy a été élu maire de Perpignan en 1993. Il succèdait alors à son père, Paul Alduy, maire (SFIO passé à l’UDF) de Perpignan depuis 1959. Sa longévité, Paul Alduy la devait notamment au clientélisme municipal qu’il avait instauré en faveur de certaines catégories de la population comme les pieds-noirs, les gitans ... [8]

 
interdiction de la manifestation d’anciens de l’Algérie française annoncée pour le samedi 7 juin à Perpignan

[Dates des mises en ligne :
l’article de L’Indépendant du 7 mai (publié en PS) : le 7 juin
la décision d’interdiction : le 5 juin
l’annonce de la conférence de presse du 4 juin à Paris : le 31 mai
l’appel du collectif perpignanais : le 24 mai]

 
une première victoire des défenseurs de la légalité républicaine

Après l’interdiction de la manifestation d’hommage à l’OAS à Perpignan, et après la publication d’une interview indigne d’une élue de la République, la Ligue des droits de l’Homme et le collectif perpignanais rappellent leurs demandes.

A la suite de leurs communiqués, vous trouverez un texte dans lequel le commissaire Jacques Delarue s’insurge à l’idée que l’on puisse « transformer impunément des assassins en héros ».

 
après Marignane, Perpignan ?

Après la décision du Tribunal administratif de Marseille ordonnant l’enlèvement de la stèle du cimetière de Marignane dans un délai de quatre mois, le collectif de Perpignan rappelle qu’il demande au maire de faire déplacer la stèle OAS dans un espace privé afin que le cimetière du Haut-Vernet retrouve enfin la sérénité qui sied à ce lieu.

 
non à l’hommage à Perpignan aux assassins de l’OAS

Au moment où était publié le communiqué ci-dessous de la LDH, la préfecture des Pyrénées-Orientales prenait un arrêté tendant à l’interdiction de toute manifestation au cimetière du Haut-Vernet, depuis le samedi 6 juin à 18h jusqu’au dimanche soir 7 juin 2009.

[mis en ligne le 5 juin, mis à jour le 6 juin et corrigé le 7 juin 2009 à 10h]


 
le collectif de Perpignan s’est opposé avec succès à l’hommage à l’OAS prévu le 7 juin 2010

Comme les années précédentes, le collectif Pour un centre de documentation à Perpignan sur l’histoire franco-algérienne [9] s’est opposé à l’hommage à l’OAS prévu au cimetière du Haut-Vernet de Perpignan le 7 juin 2010, jour anniversaire de l’exécution d’Albert Dovecar et Claude Piegts, assassins du commissaire central d’Alger Roger Gavoury.

Au cours de la conférence de presse qu’il a donnée le 21 mai 2010, le collectif a rappelé ses autres demandes : le déplacement de la stèle dans un lieu privé, l’apposition d’une plaque à la mémoire de toutes les victimes d’Algérie au jardin de l’ancien couvent des Clarisses, et un centre de la mémoire en Algérie piloté par des scientifiques. Le collectif a organisé sur ce thème une conférence débat à l’université, le 27 mai, à 20 h 30.

On a appris le 1er juin que le préfet avait décidé que « toute manifestation et tout rassemblement à caractère revendicatif aux abords du cimetière du Haut-Vernet à Perpignan sont interdits le 6 juin 2010 à partir de 18h et durant toute la journée du 7 juin 2010 », et que la mairie de Perpignan aurait décidé de fermer l’accès au cimetière pendant la même période. A la suite de la décision du préfet, le collectif a décidé de surseoir à sa manifestation, tout en maintenant sa vigilance.

[Mise en ligne le 25 mai 2010, mise à jour le 3 juin]


 
stèle OAS de Perpignan : en finir avec cette provocation

La cérémonie prévue le lundi 7 juin par les ex-OAS dans le cimetière du Haut-Vernet à Perpignan a été interdite par le préfet. Mais la stèle OAS est toujours en place...

Le collectif de Perpignan demande que cette stèle qui « porte atteinte à la neutralité des cimetières », soit déplacée vers un lieu privé.

 
“50 ans après la libération de l’Algérie”, rencontre-débat à Perpignan

La Ligue des droits de l’Homme de Perpignan [10]
a organisé, samedi 29 septembre 2012 de 15h à 19h, une rencontre-débat, dans le hall Guy Malé du Conseil Général, sur le thème :

1830-1962 : analyse du système colonial français en Algérie : de sa mise en place jusqu’à l’accession à l’indépendance du peuple algérien

avec la participation de :

  • Gilles Manceron - historien – Ligue des Droits de l’Homme
  • Fatima Besnaci-Lancou - Association Harkis et Droits de l’Homme
  • Mireille Fanon-Mendes-France - Fondation Frantz Fanon
  • Amar Meniker – Association des Harkis pour le Mémorial de Rivesaltes

Les intervenants se sont interrogés sur notre passé commun et sur l’“héritage” pour les relations franco-algériennes futures. Ci-dessous, quelques échos de ce colloque à plusieurs voix dans une ville dont les édiles entretiennent la nostalgie de la période coloniale.

[Première mise en ligne le 17 septembre 2012, mis à jour le 5 octobre]


 
Perpignan : en finir avec la stèle OAS

Toujours plus ... les nostalgériques continuent à multiplier les monuments glorifiant la colonisation française de l’Algérie. Hier, samedi 16 mai 2015 à 11 heures, une nouvelle stèle a été inaugurée à Fréjus, au rond-point de la Frégate, par le sénateur-maire Front national de la cité. David Rachline devait déclarer sur Twitter : « J’étais fier d’inaugurer ce matin cette stèle en hommage à tous ceux tombés pour que vive la France en Algérie ! »

La nouvelle stèle à Fréjus

A Perpignan, le collectif Pour une histoire franco-algérienne non falsifiée redoute une nouvelle tentative d’« anciens activistes de l’OAS » de pénétrer dans le cimetière du Haut-Vernet pour y « faire l’apologie de l’organisation factieuse. »
Pour s’opposer à une telle manifestation, le collectif lance l’appel ci-dessous à rassemblement dimanche 7 juin prochain.

 
la triade nostalgérique - stèle, mur, musée de Perpignan, de Roger Hillel.

Ce livre raconte comment Perpignan est devenue la capitale des nostalgiques de l’Algérie française (les « nostalgériques ») avec la création en 2003 d’une stèle OAS, d’un « mur des Français d’Algérie disparus » et d’un centre de documentation des Français d’Algérie en 2012.

Rien de cela n’aurait été possible sans le soutien partisan de la mairie de Perpignan au lobby pied-noir du Cercle algérianiste.

Roger Hillel s’est lui-même impliqué pendant dix ans dans un collectif qui s’est battu en vain contre cette triade incongrue et la falsification de l’histoire franco-algérienne.

Au-delà de la narration des péripéties de ce combat, l’auteur s’attarde sur une des plus stimulantes expériences de sa longue vie militante : la découverte de l’existence de pieds-noirs progressistes.

Ainsi, reconnaît-il que sans eux, il n’aurait jamais pris conscience du traumatisme subi par les pieds-noirs du fait de leur exode de 1962. Il montre aussi comment au cours de son long cheminement, il a acquis la certitude de l’inanité de « la guerre des mémoires » et que pour y échapper, le recours aux travaux des historiens qualifiés était un passage obligé.

Roger Hillel, ancien professeur d’université, est depuis plusieurs années journaliste au Travailleur Catalan. Il s’y est spécialisé dans le traitement des questions relevant du colonialisme passé et présent et de toutes les manifestations de racisme et de xénophobie. Depuis 2005, il est l’un des animateurs du collectif d’organisations d’abord dénommé “Non au musée de la mairie de Perpignan à la gloire de la colonisation”, puis “Pour une histoire franco-algérienne non falsifiée”.

 
Perpignan 2015 : échec de l’hommage à l’OAS

Afin de préserver la tranquillité et la sécurité publiques qui s’imposent aux abords d’un cimetière, le préfet des Pyrénées-Orientales avait décidé d’interdire « toute manifestation et tout rassemblement à caractère revendicatif aux abords du cimetière du Haut Vernet pour la journée du 7 juin 2015 ». Cette mesure avait été prise dans l’éventualité de l’organisation d’un hommage à l’OAS devant la stèle dédiée « Aux fusillés et combattants tombés pour que vive l’Algérie française ». En effet, des associations et organisations syndicales hostiles à ce rassemblement avaient appelé à manifester contre une telle cérémonie.

Quelques “nostalgériques” venus avec une gerbe n’ont pu la déposer devant la stèle aux martyrs de l’Algérie française.

 
pour Roger Hillel, Perpignan est devenue la “capitale de l’Algérie française”

Dans son ouvrage intitulé La Triade nostalgérique, Roger Hillel expose comment Perpignan, avec sa stèle dédiée à l’OAS, son mur des disparus et son musée à la gloire du colonialisme, est devenue la capitale des nostalgiques de l’Algérie française.

Dans un entretien donné à L’Humanité et repris ci-dessous, il revient sur la complicité dont ont bénéficié certains mouvements pieds-noirs de la part des édiles de la mairie dont la carrière reposait sur le clientélisme municipal
— voir cette page.

 
Perpignan : la condamnation de nostalgériques pour injure envers Roger Hillel est définitive

Roger Hillel, journaliste au Travailleur catalan avait assigné le cercle algérianiste des Pyrénées-orientales, le centre de documentation des Français d’Algérie et Mme Suzy Simon Nicaise, pour des propos offensants tenus à son sujet. L’affaire avait été examinée par la justice le 22 mars. Dans sa décision rendue le 3 mai, le tribunal condamne les prévenus pour les propos qu’il estime outrageants ou injurieux. Faute d’appel les condamnations sont devenues définitives.

Ci-dessous, deux lettres que Roger Hillel nous a adressées.

[Première mise en ligne le 9 mai 2016 — mise à jour le 8 juillet]


 
Perpignan : nouvel hommage à l’OAS

Appel du collectif d’opposants à la cérémonie d’hommage à l’OAS organisée au cimetière nord de Perpignan par l’extrême droite nostalgérique.

Le collectif de Perpignan demande à toutes celles et ceux qui sont opposés à cette falsification de l’Histoire de se rassembler mercredi 7 juin à partir de 9h à proximité de l’entrée du cimetière nord.

Ci-dessous, l’appel du collectif des opposants, suivi d’un article récent du quotidien L’indépendant, et d’un communiqué de la LDH appellant « tous les démocrates à se rassembler à l’entrée du cimetière », mercredi 7 juin à 9h.

[Première mise en ligne le 4 juin 2017 ; mise à jour le 9]