Petit historique de ce site

publié le 21 décembre 2004 (modifié le 5 janvier 2020)

Ce site est la prolongation du travail accompli par François Nadiras depuis le début des années 2000 jusqu’à son décès, le 28 août 2017. Militant de la Ligue des droits de l’Homme (LDH) à Toulon, il pensait que la méconnaissance et les mythes du passé colonial étaient l’une des bases majeures des idéologies d’extrême droite influentes dans sa région et bien au-delà. Le site qu’il avait créé et qu’il anima pendant presque vingt ans, <ldh-toulon.net> , traitait à la fois de la connaissance de l’histoire coloniale, et de l’actualité de la LDH à Toulon. Désormais, deux sites poursuivent son action : le présent site <histoirecoloniale.net> , qui reprend les « archives coloniales » du site de François Nadiras et qui est régulièrement enrichi et actualisé, et le site <section-ldh-toulon.net> .

Du site ldh-toulon.net au site histoirecoloniale.net

C’est l’élection à Toulon en 1995 d’un maire Front national qui est à l’origine de l’engagement de François Nadiras à la LDH et de la création par lui du site ldh-toulon. Conscient de ce que la force de l’extrême droite et de la droite locale s’expliquait en grande partie par l’importance des préjugés coloniaux, ce site a consacré un effort particulier à expliquer et documenter l’histoire coloniale. En vingt et un ans, le « guetteur de Toulon » a fait de ce site une référence du net francophone dans ce domaine : plus de 6 000 pages impeccablement construites, des millions de consultations et de « partages », bien au-delà de la France, notamment au Maghreb et aux Etats-Unis.

Toulon et les « nostalgériques »

La Marseillaise, 25 mars 2017.


Lire l’article en ligne sur le site de La Marseillaise

Plus de 50% de son contenu portait en août 2017 sur l’histoire et à la mémoire coloniales. Le site a été le tremplin d’importantes campagnes d’opinion, par exemple lors de l’affaire des deux archivistes injustement sanctionnés entre 1999 et 2005 après avoir témoigné lors du procès intenté par Maurice Papon à Jean-Luc Einaudi. Il a été ensuite l’un des principaux supports de la campagne pour l’abrogation de l’article 3 de la loi du 23 février 2005 qui prétendait inciter les enseignants à montrer « les aspects positifs de la colonisation ». Et il a accueilli aussi de très nombreux travaux et prises de position de chercheurs sur ces questions qu’il a mis à la disposition d’un large public.

Ce site étant devenu un centre de ressources pour tous ceux qui s’intéressent à ces questions et ses lecteurs s’étant multipliés bien au-delà de sa région, en France et dans d’autres pays, il a été convenu, fin 2016, à la demande de François Nadiras, que, pour assurer la poursuite de sa partie portant sur l’histoire coloniale, un groupe autour de Gilles Manceron, qui avaient contribué pendant des années à y publier des articles, se constitue en une association dont l’objet principal serait de poursuivre cette partie du site.

Dans le premier trimestre de 2017, le site ldh-toulon.net a été séparé en deux :

  • d’un côté, tous les articles concernant l’histoire des colonies et le racisme hérité de ce passé, qui ont été ensuite prolongés par d’autres, sur le site histoirecoloniale.net.
Séance de travail à Toulon en mars 2017 pour la séparation du site ldh-toulon.net


Par ailleurs, l’archivage numérique du contenu du site au décès de François Nadiras a été engagé par la BDIC (devenue en 2018 « La Contemporaine »).

Sur ce site rénové, tous les articles dont la date de publication est antérieure à l’été 2017 ont été publiés sous la responsabilité de François Nadiras. Ceux-ci ont été l’objet en 2019 de la part de ses animateurs de remaniements uniquement de forme avant sa mise en ligne. Certains ont été gardés dont le sujet déborde l’histoire coloniale et postcoloniale, portant, par exemple, sur les débats généraux sur mémoire et histoire, le rôle de la loi dans ce domaine, les autres racismes (comme l’antisémitisme, le génocide des Arméniens ou le racisme anti-Roms) ou l’arbitraire des tribunaux de l’armée française (en particulier au cours de la Première Guerre mondiale). Nous avons conservé ces articles qui faisaient partie du site initial — mais sans qu’ils fassent l’objet d’une rubrique affichée sur la page d’accueil, ni que leurs thèmes continuent désormais à être alimentés par de nouvelles contributions — car, bien que ces questions soient périphériques à l’objet du site histoirecoloniale.net, elles font partie du contexte dans lequel la réflexion sur l’histoire coloniale et postcoloniale doit nécessairement se situer. Enfin, bien que le fait colonial implique une rupture géographique entre le territoire de la métropole et celui des colonies, nous avons gardé des articles existants portant sur le Tibet, objet d’une prise de contrôle et d’une émigration de peuplement qui s’apparentent à des phénomènes coloniaux.

Quoi qu’il en soit, dans les premiers mois de l’année 2020, cette nouvelle version du site continuera à faire l’objet d’ajustements.

L’association Histoire coloniale et postcoloniale

Cette association propose à tous les chercheurs et citoyens intéressés par ce sujet de lui envoyer des textes sur les thématiques qu’il aborde. Qu’il s’agisse de résumés mis à la portée d’un large public d’interventions de colloque ou d’articles parus dans des revues universitaires, ou de textes originaux. Qu’ils portent sur des sujets d’histoire ou des livres, films, spectacles ou autres œuvres d’arts plastiques qui abordent ce passé ou des éléments qui en portent la trace dans la société actuelle.

Tous ceux qui voudraient y contribuer peuvent nous contacter en écrivant à :

contact@histoirecoloniale.net






La mise en place en 2019 de la nouvelle version de ce site a été réalisée par
Jean Sylvestre (SDC informatique).


Remerciements à Emanuel Haumant, qui a assuré sa maintenance technique
depuis sa fondation jusqu’à 2019.


Elle est assumée actuellement par Guillaume Chocteau (ESS et société).