Une nouvelle édition en 2008

« Le mythe national. L’histoire de France revisitée », par Suzanne Citron

publié le 28 mars 2008 (modifié le 8 octobre 2019)

Une nouvelle édition du Mythe national de Suzanne Citron paraît en 2008, particulièrement bienvenue à l’heure de la définition ministérielle de l’identité nationale et les débats sur la colonisation. Pour repenser l’histoire de France, elle décortique d’abord le schéma du « roman national » de la Troisième République à travers les manuels scolaires. Ce récit magnifié des pouvoirs et des conquêtes qui ont non seulement créé la France, mais aussi la « plus grande France », l’empire colonial. Les débats autour des lois mémorielles ont-ils vraiment révisé ce mythe hérité du XIXe siècle, ou n’en ont-ils égratigné que quelques pans ? Nous publions la préface de cette nouvelle édition.


Le mythe national. L’histoire de France revisitée

par Suzanne Citron
nouvelle édition complétée, éditions de L’Atelier, parution le 20 mars 2008,
352 pages, 11,90 €.


Suzanne Citron, agrégée d’histoire, docteur de 3e cycle, a été professeur de lycée pendant vingt ans, puis maître de conférences à l’université Paris XIII. Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages dont L’Histoire de France autrement (Éd. de l’Atelier, 2e éd., 1992), L’Histoire des hommes (Syros jeunesse, 1re éd., 1996, 2e éd., 1999), Mes Lignes de démarcation, croyance, utopie, engagement (Syllepse, 2003). Elle a récemment participé à l’ouvrage collectif Culture post-coloniale, 1961-2006 (Autrement, 2006).


Préface : Vingt ans après

En 1987, année de la première édition de ce livre, la France officielle célébrait « le millénaire de Hugues Capet », tandis que le discours du Front national, désignant les « immigrés » comme responsables de tous nos maux, se répercutait de façon préoccupante dans les couches populaires. C’était aussi l’année du « point de détail » de Jean-Marie Le Pen. J’écrivais alors :

« À la complexité de cette société, les mouvements sociaux de l’hiver 1986-1987 ont superposé le déchirement du tissu social ; la société civile a paru, un moment, s’atomiser. La « nation », l’« unité », la « France », trois mots-clés du vocabulaire officiel, qu’il soit de droite ou de gauche, semblent plaqués sur une réalité vivante, dont ils ne rendent pas compte. Ces mots ont été popularisés par l’« histoire de France », c’est-à-dire une mise en scène du passé imaginée au siècle dernier par les historiens libéraux, romantiques puis républicains. Mais les chercheurs de ces dernières décennies nous en ont dévoilé quelques truquages. Et les grands drames collectifs vécus par les plus âgés d’entre nous (effondrement de juin 1940, Vichy, guerre d’Algérie) en révélèrent les mensonges.

« Le statut de l’histoire en France est en effet paradoxal. D’un côté, la légende, la mythologie nationale consacrée par l’école, une succession chronologique organisée autour des grands événements et des grands personnages façonnent ce que nous croyons être la trame du passé. De l’autre côté, des travaux, des recherches conduisent, sur des points précis, à de nouvelles perspectives et suscitent un regard distancié et critique sur les précédentes mises en ordre. Une histoire, « nouvelle » ou différente, pose des questions, propose des résultats, certes dispersés et discontinus, mais qui, si l’on y réfléchit, mettent en question la représentation du passé que l’école, depuis un siècle, a transmise aux Français et que l’on nous impose comme notre « mémoire collective ».

« Pourquoi ce contraste, cette contradiction entre l’histoire souvenir de l’école primaire et l’importante production médiatique d’une histoire-recherche qui ne peut s’inscrire dans cet « ordre chronologique naturel » de l’histoire scolaire ? Un alliage mystérieux, une alchimie secrète ont fondu dans la conscience collective française histoire et mythologie nationale.

« Comment démêler l’histoire de la légende, comment reconnaître dans « l’histoire de France » le tissu indéfiniment chatoyant qui entrecroise événements, groupes, personnages, mouvements, rêves ? Et comment repenser un passé dont nous ne saisissons que des traces, inséparables des sentiers par lesquels elles nous sont parvenues ?

« L’absence, en France, de l’idée que l’histoire a une « histoire » est flagrante. Nous croyons à l’histoire avec un grand H. Pourtant, le passé se transmet sous des habillages qui varient selon les époques. La configuration d’un récit est marquée d’empreintes idéologiques fluctuantes, de colorations imaginaires. Nulle explication ne reflète jamais complètement son objet. L’histoire de France reste, pour la plupart des Français, ce qu’elle était à la fin du siècle dernier : à la fois science et liturgie. Décrivant le passé « vrai », elle a pour fonction et pour définition d’être le récit de la nation : histoire et nationalisme sont indissociables. Au xtxe siècle, la nation devint l’être historique par excellence, autour duquel s’organisa le passé supposé intégral. »

Le roman national et la société d’aujourd’hui

Ces réflexions sont-elles encore d’actualité ? Dans les milieux historiens, l’expression « roman national » s’est quelque peu banalisée. François Dosse, dans les Courants historiques en France, ouvrage paru en 1999 [1], a étudié « les remises en cause du roman national ». Plus récemment, des rencontres d’historiens, des séminaires de formateurs et d’enseignants, certaines émissions de « La fabrique de l’histoire » sur France-Culture ont repris l’expression [2]. La « fracture coloniale » comme héritage du passé a fait l’objet d’une étude collective [3]. Et ces derniers temps, une « guerre des mémoires » a popularisé les revendications de groupes s’estimant porteurs d’un passé occulté. L’idée que « l’histoire de France » n’était pas toute l’Histoire est sortie du silence. La création d’un ministère de l’Immigration, de l’Intégration de l’Identité nationale et du Codéveloppement par Nicolas Sarkozy, qui en avait fait l’annonce pendant la campagne électorale, a suscité le trouble. Certains discours du président, perçus comme porteurs d’une manipulation du passé, ont provoqué des interrogations critiques. Huit historiens du Conseil scientifique de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration (CNHI) ont alors démissionné [4]. À la rentrée 2007, l’instrumentalisation de la lettre de Guy Môquet a renforcé l’agitation médiatique autour de l’histoire.

Depuis vingt ans, le caractère multiculturel et métissé de la société française s’est accentué. L’usage ambigu du mot « banlieue », l’apparition dans le vocabulaire politique de l’expression « quartiers sensibles », ou de son raccourci — les « quartiers » — reflètent nos difficultés à prendre en compte la complexité du tissu social français. Robert Castel, dans un court essai, vient de rappeler comment les grands ensembles construits dans les années 1960 s’étaient ethnicisés avec le regroupement familial, et appauvris par la montée du chômage pour devenir des lieux de relégation [5]. J’ajouterai : et d’échec scolaire, en dépit des efforts et de la ténacité de nombre d’enseignants des zones d’éducation prioritaires (ZEP).

L’enseignement français et ses programmes

Je soulignerai ce dernier point : l’une des données, cruciales à mon sens, du décrochage scolaire, est celle des contenus scolaires. Cette question est trop souvent exclue des commentaires sur l’école. Or elle rejoint le propos de ce livre. De quel savoir scolaire, et donc de quelle histoire, de quel passé les enfants des écoles et les adolescents des collèges ont-ils besoin, sont-ils demandeurs pour construire leur personnalité, pour se socialiser à côté des autres et pour se comprendre comme Français, ou comme habitant venu d’ailleurs dans la France, l’Europe et le monde d’aujourd’hui ? Les programmes prescrits d’en haut sont-ils aujourd’hui « écoutés », et peuvent-ils vraiment être absorbés par ceux et celles à qui ils sont destinés ?

Le système encyclopédique de l’enseignement français, qui remonte aux lycées de la Troisième République, n’a jamais été repensé. Il s’est au contraire aggravé, alors que l’enseignement secondaire est devenu un enseignement de masse [6] : on enseigne en sixième plus de matières que dans les lycées d’avant 1939. Les normes correspondant au positivisme intellectuel et scientifique de la deuxième moitié du xixe siècle maintiennent, à travers des dizaines de « réformes », la juxtaposition d’un nombre obligatoire de « disciplines » prescrites dans le secret de bureaux cloisonnés. Des corporatismes académiques et disciplinaires consolident ce système. La sacrosainte périodisation des programmes d’histoire (Antiquité - Moyen-Age - Temps modernes - Époque contemporaine) est immuable.

Marc Bloch, dans les audacieuses dernières pages de L’Étrange Défaite [7], « Notes pour une révolution de l’enseignement », a prononcé un verdict impitoyable sur l’enseignement secondaire de son temps : « L’ancien système humaniste a vécu. Il n’a pas été remplacé ». « La désaffection qui enveloppe l’enseignement chez les jeunes n’est pas niable », ajoutait-il quelques lignes plus loin [8]. Que dirait-il aujourd’hui ? Ce constat posé il y a plus d’un demi-siècle s’applique à bien des jeunes, mais ceux des « quartiers » sont plus violemment concernés. Les émeutes incendiaires de 2005, la flambée de Villiers-le-Bel en novembre 2007 ne sont-elles pas le symbole dramatique du fiasco de la société entière dans l’éducation d’une partie de ses enfants ? Dans cet échec du système, quelle est la place de l’histoire, quelle identité nationale construit-elle ?

Une nouvelle édition

Depuis vingt ans, des historiens, mais aussi des producteurs de films, ont beaucoup travaillé. Ils ont exploré les non-dits de l’histoire récente : Vichy et ses origines « républicaines [9] », les immigrations, la guerre d’Algérie et le colonialisme [10], la traite négrière et l’esclavage [11]. Ils ont écorné quelques tabous : la Grande Guerre et son image, la sacro-sainte Révolution. Sans prétention aucune à l’exhaustivité, ni dans mes lectures, ni dans mon propos, j’ai le plus souvent possible, dans cette nouvelle édition, mentionné quelques-unes de ces recherches, parfois par des citations, ailleurs par des signalements en note. Mais le propos initial, l’interpellation sur les modalités de l’ensemble de la construction et du contenu du récit appelé « histoire de France » est plus que jamais d’actualité.

La première partie de cet ouvrage évoque Michelet, le grand inspirateur de « la légende républicaine », et présente des extraits de manuels de l’école primaire, à partir de leur matrice, le « Petit Lavisse », dont le style et la démarche se retrouvent encore dans les manuels des années 1960. Cette « anthologie de la France à l’école » n’a subi que quelques retouches de forme. Certes, aujourd’hui, rares seront les lecteurs qui ont directement reçu l’enseignement du « Petit Lavisse » (ou de ses imitateurs). Mais le problème est justement la permanence, en filigrane, de cette matrice, jusque dans le dernier programme de l’école élémentaire (2002), dont je signale les contradictions significatives du caractère apparemment intouchable des grandes lignes de la configuration lavissienne. Nombre de chercheurs s’intéressent aujourd’hui aux manuels scolaires. Ils trouveront dans ces textes quelques pistes pour poursuivre leurs investigations.

La deuxième et la troisième parties se répondent en miroir [12]. La « recherche de la France » démonte une construction par strates, à partir d’un noyau primitif, la mémoire franque. Les Grandes Chroniques de France du XIIIe siècle, réécriture et réaménagement d’anciennes histoires des Francs par les moines historiographes de Saint-Denis, grands serviteurs des Capétiens, célèbrent ces derniers comme les héritiers légitimes de Charlemagne, de Clovis et de leurs ancêtres troyens. La connaissance de ce passé prestigieux fait naître, chez une mince élite de lecteurs, l’image d’une « France » inséparable du roi qui l’incarne, tandis que la religion royale, diffusée et exaltée par l’Eglise, façonne l’amour populaire d’un roi marqué du sceau de Dieu par le sacre. Les Grandes Chroniques seront résumées dans des « abrégés d’histoire de France » aux XVIe et XVIIe siècles.

La Révolution substitue la nation au roi en lui transférant l’absolu condensé dans la monarchie. Les historiens libéraux du XlXe siècle intègrent le récit de « l’Ancien Régime » comme le noyau de celui de la nation. En amont du roman des rois, ils raboutent le segment d’une origine gauloise, mythe récent, et lui ajustent en aval l’ébranlement révolutionnaire. Les historiens républicains de la fin du siècle opèrent la grande synthèse de « la France des origines à nos jours ». L’histoire commence avec la « Gaule », entité de légende présente depuis toujours. En latence dans cette Gaule et sous les deux premières dynasties (mérovingienne puis carolingienne), la France est « faite » par les rois capétiens. La Révolution énonce les droits de l’homme, confirmant un destin exceptionnel préfiguré par le rayonnement de la culture française aux xviie et xv1i1e siècles : la France est la messagère de l’humanité. Des décennies devront encore passer pour que la Révolution s’accomplisse enfin par l’institutionnalisation de la République. Telle est, brièvement résumée, l’histoire providentielle de la Troisième République.

Mais cette histoire est ambiguë. Et elle nourrit les paradoxes d’une culture politique schizophrénique, clivée entre l’État indivisible et les diversités régionales et culturelles, entre l’universalisme abstrait et la pluralité des points de vue. En se coulant dans un État demeuré napoléonien, la France républicaine ne s’est jamais débarrassée de l’intégrisme monarchique qui lui colle à la peau. Comment repenser cette histoire ? La troisième partie propose d’identifier les Français par un autre questionnement du passé et par une problématisation critique des objets historiques « France » et « République ». L’affaire Dreyfus fut le premier et retentissant symptôme des paradoxes d’une République indivisible et schizophrénique. L’immigration de masse et la colonisation
en révélèrent les contradictions. Vichy puis la guerre d’Algérie en ont été les fossoyeurs. La société métissée fruit de l’immigration postcoloniale en exige la refondation.

Mon itinéraire

Issue d’une famille « française israélite », j’ai été élevée dans une culture laïque, patriote, qui honorait la France révolutionnaire comme le premier pays à avoir émancipé les juifs, une France qui, cependant, avait été cassée en deux par l’affaire Dreyfus toujours évoquée par mon père.

La débâcle de 1940 m’a arrachée à une adolescence heureuse. Dès le 17 juin, j’ai honni le maréchal à la voix chevrotante de toute la force de mes presque dix-huit ans. De Gaulle et Londres ont, dès les premiers instants, cristallisé pour moi la certitude que tout n’était pas perdu. Londres et la Résistance ont sauvegardé l’image de la France héritée de ma famille, Vichy en était la monstrueuse usurpation. Cette France survivait virtuellement dans la certitude que l’avenir la rétablirait en la reconstruisant autrement.

Le choc vint de la guerre d’Algérie qui fut pour moi, après celle d’Indochine, le révélateur du colonialisme français, de ses bagnes (Poulo-Condor), de ses indigènes exclus de toute citoyenneté. Les élections de 1948 à l’assemblée algérienne, truquées par le gouverneur général Naegelen, la République qui torturait et, de surcroît, pourchassait ceux qui dénonçaient la torture, ont définitivement déchiré mon image de la France, pays des droits de l’homme. Le 28 mai 1958, j’ai, avec toute la gauche, manifesté pour la « défense de la République », mais je n’ai cessé, depuis ce jour, de me demander quelle République nous défendions là. Le traumatisme de la guerre d’Algérie a été le point de départ de ma réflexion critique sur l’écriture de l’histoire enseignée.

La crise de l’identité nationale ne peut, à mon sens, se dissocier d’une crise de la culture « républicaine », qui se manifeste par l’usage à tout propos du mot « République » (et de ses dérivés), emblème passe-partout mais indécis et contradictoire dans ses significations.

« Force est de constater que la République française n’est pas parvenue à mettre un terme aux discriminations à l’égard des jeunes Français issus de l’immigration post-coloniale », écrivaient Stéphane Beaud et Gérard Noiriel, peu après la loi sur les signes religieux à l’école [13].

Déconstruire l’imaginaire historique forgé par la Troisième République et relire le passé m’apparait comme l’indispensable chemin d’une francité nouvelle, où chacun reconnaîtra l’autre dans une histoire commune et plurielle.

Suzanne Citron

[1Christian Delacroix, François Dosse, Patrick Garcia, Les Courants historiques en France XIXe-XXe siècles, Paris, Armand Colin, 1999, p. 236.

[2Journée du Comité de vigilance sur les usages publics de l’histoire (CVUH) le 6 octobre 2007 sur « la fabrique scolaire de l’histoire ». Séminaire du CNRDP à Lyon, 8-9 octobre 2007, autour du roman national. Corinne Bonafoux, Laurence De Cock-Pierrepont, Benoît Falaize, Mémoire et histoire à l’école de la République. Quels enjeux?, Paris, Colin, un précieux petit livre paru en novembre 2007, trop tard pour que je puisse me référer aux questions qu’il pose.

[3La Fracture coloniale. La Société française au prisme de l’héritage colonial, sous la direction de Pascal Blanchard, Nicolas Bancel, Sandrine Lemaire, Paris, La Découverte, 2005.

[4Gérard Noiriel, A quoi sert « l’identité nationale » ?, Marseille, Agone, 2007. Voir aussi le site du CVUH, http://cvuh.free.fr/.

[5Robert Castel, La Discrimination négative. Citoyens ou indigènes ?, Paris, Seuil, 2007, p. 20-22.

[6Le colloque d’Amiens réuni en mars 1968 s’était penché sur le système. Ses travaux ont été publiés mais jamais utilisés. Pour une école nouvelle. Actes du colloque national d’Amiens, Dunod, 1969. Un mois après, les lycéens, dans leurs « Livres blancs » reprenaient sans les connaître certaines suggestions du colloque. Ces Livres blancs ont-ils été archivés? Voir Des lycéens vous parlent, Cahiers pédagogiques, septembre 1968.

[7Marc Bloch, L’Étrange Défaite, Paris, Folio Gallimard, 1990, p. 264.

[8Ibid.

[9A partir du livre fondateur de Robert Paxton, La France de Vichy, Paris, Seuil, 1972, les chercheurs français, à la suite de, ou avec François Bédarida et Jean-Pierre Azéma, n’ont cessé de travailler. Le Syndrome de Vichy 1944-198... d’Henry Rousso, Paris, Seuil, 1987, est paru l’année de la première édition de ce livre. Cf. Gérard Noiriel : Immigration, antisémitisme et racisme en France (xixe -xxe siècle), Discours publics, humiliations privées, Paris, Fayard, 2007, p. 477. Cf. aussi, Marc Olivier Baruch, Servir l’État français, Paris, Fayard, 1997.

[10Bibliographie nombreuse. Voir en priorité l’ouvrage collectif sous la direction de Mohammed Harbi et Benjamin Stora, La Guerre d’Algérie 1954-2004, la fin de l’amnésie, Paris, Robert Laffont, 2004. Et sous la direction de Marc Ferro, Le Livre noir du colonialisme, de l’extermination à la repentance XVIe- XXIe siècle, Paris, Robert Laffont, 2003.

[11Ouvrage fondateur : Serge Daget, La Traite des Noirs, Ouest-France université, 1990. Récemment : Olivier Pétré-Grenouilleau, Les traites négrières. Essai d’histoire globale, Paris, Gallimard, 2004.

[12Les trois parties du livre se renvoient l’une à l’autre, mais chaque partie peut être lue comme un tout.

[13Le Monde, 20 février 2004.