Bachir Hadjadj appelé du contingent, par Hélène Bracco

publié le 22 novembre 2009 (modifié le 26 novembre 2009)

Soumis par principe à la conscription depuis 1912, les appelés dits « Français musulmans » dans la terminologie coloniale furent plus de 100 000 à servir dans l’armée française pendant la guerre d’Algérie, la conscription étant devenue obligatoire pour eux depuis le statut de 1947.

Le livre La France en guerre 1954-1962 dirigé par Raphaëlle Branche et Sylvie Thénault aborde le cas de ces soldats algériens de l’armée française [1]. Ci-dessous le chapitre qui leur est consacré rédigé par Hélène Bracco, où l’auteur des Voleurs de rêves évoque les vingt-huit mois pendant lesquels il a été amené, bien malgré lui, à porter l’uniforme de l’armée française.

Un appelé du contingent : Bachir Hadjadj

par Hélène Bracco


Soumis par principe à la conscription depuis 1912, les appelés dits « Français musulmans » dans la terminologie coloniale furent plus de 100 000 à servir dans l’armée française pendant la guerre d’Algérie, la conscription étant devenue obligatoire pour eux depuis le statut de 1947, dont l’article 2 indiquait : « Les citoyens français d’Algérie bénéficient des mêmes droits et sont soumis aux mêmes obligations militaires que les citoyens français originaires de la métropole [2]. » On les désigna d’abord comme « Français musulmans d’Algérie » (FMA), puis comme « Français de souche nord-africaine » (FSNA), sur proposition du ministre des Armées en février 1958 [3].

Bachir Hadjadj était l’un d’eux. Son témoignage montre que l’histoire de ces appelés algériens a aussi concerné le sol métropolitain [4].

En 1956, Bachir Hadjadj est étudiant à Grenoble. Soucieux de suivre scrupuleusement la grève totale et illimitée des cours et des examens lancée par l’Union générale des étudiants musulmans algériens (Ugema), il ne peut se réclamer du sursis accordé aux étudiants pour retarder leur appel sous les drapeaux. En décembre 1956, il reçoit sa convocation pour le conseil de révision.

Déclarés « BSA » (bons pour le service armé), ces « Français de souche nord-africaine » ont fait leurs classes dans des centres d’instruction en France jusqu’en 1958. A partir de cette date, pour les_soustraire à l’influence des militants de la Fédération de France du FLN, ils sont instruits en Algérie. Dans les centres d’instruction, l’armée fait appel, pour l’instruction spécifique des « Français musulmans », à de jeunes gradés sortis de leurs rangs. L’objectif est de faire de ces soldats de véritables militants de la cause française. L’armée utilise à ces fins l’« action psychologique », organisée par des bureaux régionaux créés le 1er mars 1955 avant d’être prise en charge par le 5e bureau, à partir d’août 1957 [5].

Dans l’un des entretiens qu’il a accordés à Hélène Bracco, Bachir Hadjadj relate ainsi son expérience [6] :

J’ai fait mes classes à Modane en 1956, au 15e bataillon de chasseurs alpins.
Je faisais le traducteur. De même qu’on avait un cours de tir, de topographie et autres, on avait aussi un cours de psychologie. Un instructeur, qui était boulanger ou charbonnier dans le civil, qui avait été formé et à qui on avait recommandé ce qu’il fallait dire, venait avec ses fiches ; il parlait en français. On me demandait de traduire. Quand tu traduis, personne n’est dupe, même si tu es très près du texte. À la limite, on en riait quelquefois, parce que mes camarades savaient que j’étais obligé de dire cela. Ces cours n’étaient pas destinés aux Français de souche, bien sûr ! ma connaissance, ils n’avaient pas cette instruction psychologique.

Malgré ses efforts pour encadrer les recrues, l’armée se méfie de la propagande et du noyautage « subversif » de la part du FLN et, bien entendu, des recrues elles-mêmes. Le 26 mai 1955, le secrétariat général permanent de la Défense nationale et des Forces armées à Paris se préoccupe du stationnement des unités comportant des militaires « français musulmans » d’Algérie. Dans une note à la direction de la Sûreté nationale au ministère de l’Intérieur, il demande de :

faire étudier les mesures qu’il y aurait lieu de prendre en vue d’éviter les contacts qui se sont révélés fâcheux, spécialement dans les régions de Clermont-Ferrand, Montluçon et Montbéliard-Belfort, entre les Français musulmans d’Algérie effectuant leur service militaire en métropole et leurs coreligionnaires civils [7].

Bachir Hadjadj en témoigne :

Il y a eu deux, trois petits incidents qui m’ont montré qu’on était surveillés, en tant que FSNA : une fois, nous sommes allés avec un ami à Modane dans un quartier industriel où nous savions qu’il y avait des Algériens. Huit jours après, l’officier nous dit, presque sur le ton du grand frère : « Faites attention, hein ! » Pour être exact, on était culpabilisés de porter l’uniforme de l’armée française. Mais le FLN aussi se méfiait de nous.

En 1955-1956, le cabinet du gouverneur général de l’Algérie s’inquiète du grand nombre de conscrits « musulmans » de la classe 1956 qui se sont présentés devant les conseils de révision et se demande s’il faut y voir un signe de bon esprit, la crainte d’être obligés de prendre le maquis ou la réponse à des consignes nationalistes (apprendre le métier militaire dans l’armée française, y acquérir un grade si possible, en vue de trahir et de déserter ensuite [8]).

Au mois de juin 1958, des mesures de surveillance sont prises vis- à-vis des appelés « indésirables », affectés dans des bataillons de pionniers en métropole, unités sans caractère disciplinaire, les « irréductibles » étant affectés à la 302e compagnie de pionniers de
Mende [9].

Des appelés « à part » ?

Comme au moment du recrutement où les « Français de souche européenne » (FSE) et les FSNA sont enregistrés sur des feuillets à part [10], dans le centre d’instruction, la séparation est perceptible. Bachir Hadjadj l’explique :

Il y avait trois sections de Français de souche et une section de FSNA, les instructeurs des FSNA et ceux des autres sections [...] Nous avions un officier sous-lieutenant algérien, deux sergents algériens et des caporaux, comme moi, des Algériens, qui encadrions pendant deux mois l’instruction de ces jeunes FSNA. Quand ils partaient, deux autres venaient, etc. Le cours était organisé section par section.
Je ne peux pas dire que nous étions mal considérés, mais nous étions à part. C’était difficile de se mélanger aux autres, dans la mesure où le mode de communication manquait. Et moi, le seul qui parlais français, j’étais doublement endolori, parce que, d’un côté, j’étais du côté de mes frères et, de l’autre, j’entendais ce que les autres disaient : « Bougnoules, bicots, etc. » ; mes frères, eux, ne comprenaient pas ou ils s’en foutaient, à la limite, tandis que moi je le sentais, je l’entendais, ça m’était insupportable.

À l’approche de leur départ pour l’Algérie, quel était leur état d’esprit ? L’écoute et l’étude des entretiens de Gregor Mathias [11] ne laissent aucun doute sur leur trouble :

Pendant les classes, à Tarbes, on parlait entre nous. On pensait qu’il valait mieux aller en Allemagne, partout plutôt qu’en Algérie. Après six mois, les quatre Kabyles, dont moi, nous sommes passés brigadiers. On nous a dit qu’on allait partir en Kabylie, chez nous. « Mais on va combattre les nôtres, chez nous ! » On a refusé. On a vu le capitaine et on lui a expliqué. On avait peur après les vingt-huit mois de service, peur des représailles du village. Le capitaine a dit qu’il ne pouvait rien faire [12].

Bachir Hadjadj se souvient :

J’avais 20 ans. Il faut dire les choses : à 20 ans, quand j’étais instructeur, on était des gamins, et on était à Modane, en France. Il y avait les copains, toutes les occasions étaient bonnes pour oublier la situation de militaires français en partance pour l’Algérie. Ils buvaient... Des gens qui n’avaient jamais bu d’alcool... Même moi, je buvais aussi pour oublier un peu ça. C’était oppressant, très oppressant...] Ils ne parlaient pas. Parce que c’est dangereux de parler. Tu ne sais pas à qui tu as affaire. La langue arabe, c’est comme toutes les langues orales : elle permet des tas de sous-entendus, on pouvait se faire passer des messages sans dire des mots... [Silence] Le fait simplement qu’on dise « les frères ». Quand le gars en face de toi ne parle pas de fellaghas, mais de « frères », tu sais tout de suite où il se situe. Dans la vie de tous les jours, nous disions souvent de l’autre :
« C’est mon frère » ; mais le fait d’en parler dans ces circonstances- là ! Les jeunes Français arrivaient à trouver des justifications. Mais nous, quelles justifications nous avions ?
On savait que l’objectif du FLN, c’était l’indépendance, il le disait. Mais qu’est-ce que ça pouvait vouloir dire ? Honnêtement, on ne se l’imaginait pas. On savait simplement qu’il y avait une bataille contre l’injustice, contre l’oppression. Les Algériens étaient du bon côté. Et nous, soldats algériens, nous n’étions pas du bon côté, là.

Ce que corrobore un autre appelé : « L’autorité a toujours été respectée. Mais il ne faut pas se leurrer, notre coeur était de l’autre côté [13]. »

Conscientes de ce sentiment, les autorités militaires ont tenté de le combattre par une propagande spécifiquement destinée aux Algériens vivant en métropole, prenant aussi des mesures pour les familles des soldats. En mars 1956, le secrétaire général permanent de la Défense nationale à Paris estime déjà :

L’amélioration par voie de propagande de l’éducation de l’opinion tant en métropole qu’en AFN sur le problème nord-africain paraît nécessaire à 99 % des unités. Pour ce faire, l’expérience d’émissions en langue arabe à partir de Radio-Strasbourg a été tentée sur le nord et l’est de la France. Depuis le 6 mars, elle a lieu également certains jours à Paris.
Pour les Arabes seulement arabophones, il ne faut pas de raisonnement cartésien. Il faut procéder par affirmations, par litanies. Pour les intellectuels, la langue française avec sa logique propre demeure le meilleur véhicule. Il serait utile d’agir sans délai sur les travailleurs algériens de la métropole, qui ont une large influence sur leurs familles restées au pays, et de faire une place, dans les émissions du soir, à un journal parlé en langue vulgaire. [Il serait utile de] faire jouer les considérations d’intérêt, en utilisant les données économiques du problème, quitte à les traduire sur le plan le plus sensible [14].

Par l’action psychologique, les autorités françaises cherchent à récupérer le problème de conscience des FSNA :

La preuve a été faite, ces dernières semaines, que l’opinion étrangère est surtout sensible à l’argument suivant : « 135 000 musulmans sous les armes au service de la France [15] »
Compte tenu de la possibilité qui existe, et qui a déjà été utilisée dans le passé, de projeter des films à l’occasion de débats de l’ONU, il est suggéré de réaliser un documentaire sur le thème défini ci-dessus [...]. Ce documentaire, dont le service d’Information d’Alger devrait prendre l’initiative, devrait, pour atteindre son but, être dépouillé de tous les éléments apparents de propagande, mais il devrait bien mettre en évidence le problème de conscience qui se pose aux musulmans, et qu’il tranche finalement dans le sens français [16].

Fin de service et reconversion


Après leur démobilisation, la France s’efforce d’occuper ses anciens soldats, pour gratifier son image ou éviter qu’ils ne soient récupérés par l’adversaire. À cet effet, des mesures sont envisagées dès 1957, au cours d’une réunion interministérielle du 21 mai, afin de leur assurer une formation :

On pourra d’ailleurs distinguer entre les débrouillés auxquels on donnera une formation professionnelle et les non-débrouillés qui subiront une préformation à la fin de leur service. Le ministre de la Défense est d’accord pour assumer cette formation à quelques milliers de militaires musulmans, bien que ce soit contraire au principe de l’amalgame prévu entre appelés européens et musulmans [17].

À partir de 1958, des centres de formation professionnelle sont ouverts à Rivesaltes, Alençon, Fontenay-le-Comte et Issoire. L’armée oriente les soldats libérés vers la possibilité de s’engager dans les supplétifs, y compris en métropole. Elle leur permet à cette fin de faire valoir leurs états de service dans l’armée régulière. Inversement, l’armée reconnaît par décrets en 1961 l’assimilation des services supplétifs au service militaire [18].

Les supplétifs « musulmans » ont cependant des problèmes de reconversion importants. La non-résolution de ces problèmes, le manque de perspective, la peur des représailles du FLN les conduisent à chercher des solutions multiformes et souvent douloureuses. L’étude des interviews réalisées par Gregor Mathias fait ressortir que, parmi les appelés démobilisés, nombreux furent ceux qui, livrés à eux-mêmes et sans vision d’avenir, s’engagèrent dans l’armée française ou devinrent supplétifs en France, où ils furent récupérés pour servir d’indicateurs dans les Renseignements généraux :

Fin 1959, une fois mon service terminé, j’ai été recruté par le capitaine M. pour la police auxiliaire à Paris. J’étais policier en uniforme [...] On nous a mis dans des zones à forte concentration d’immigrés. On a commencé à vivre avec la population, on a fait la médiation sociale, on parlait la langue, c’était plus facile. Les gens étaient proches de nous, c’est comme ça qu’on recueillait les renseignements [...] Le PC était basé dans un hôtel-restaurant d’un immigré, pas loin de la place d’Italie. On interpellait les gars aux bouches de métro, on filtrait tout [...] Le FLN avait des endroits de prédilection, nous on bouclait le XIIIe, on rassurait les gens, on cassait les collectes de fonds [...] C’était pas la joie, mais il fallait des résultats. On était autorisés par les hautes sphères [...] On emmenait les gars à la cave. [...] Pour moi, il n’y a personne qui résiste ; il parle ou il invente. On appelle ça, en psycho, une « brisée sensorielle ». Une période sale [19]...

Le retour de Bachir Hadjadj est l’occasion d’un engagement tout à fait opposé. Fils de caïd de culture française, appelé dans l’armée française, traducteur pendant ses classes, tourmenté par un cas de conscience récurrent vis-à-vis de ses frères algériens en lutte, il n’a pas déserté :

Les déserteurs ont été une minorité. Le FLN lui-même dans des tracts appelait à la désertion.
Mais un appel à la désertion ne suffit pas si en face il n’y a pas toutes les structures d’accueil, et le FLN ne faisait pas ça. Vis-à-vis de l’Algérie, je regrette beaucoup de ne pas avoir eu le courage, en tous les cas la prise de conscience suffisante pour faire une action au moment où j’étais militaire. Je l’aurais faite si j’avais trouvé les conditions. Ce manque de confiance s’explique totalement : ces FSNA qui voulaient rejoindre le FLN étaient prêts, encore fallait-il qu’ils se sentent en sécurité, car eux aussi avaient peur de tomber entre les mains de rigolos ou de provocateurs. N’importe qui vient te proposer de déserter, tu ne vas pas déserter avec lui !
Certainement, il y avait des désertions, mais tu sais, ce n’est pas une démarche simple de prendre les armes contre la puissance occupante de fait. De mémoire d’homme, il y avait toujours eu la France, et de mémoire du père et du grand-père, il y avait la France !
Des hommes l’ont fait, c’est très bien, ils ont eu la chance d’avoir une formation politique, ou ils ont souffert plus que les autres d’une situation donnée...

« La circonstance ne s’est pas présentée de passer au FLN. Je ne suis pas sûr que j’aurais résisté à l’appel », confie un appelé interrogé par Gregor Mathias [20].

Bachir Hadjadj a accompli jusqu’au bout les vingt-huit mois de son service militaire, dont quatorze en France... En 1960, à son retour à la vie civile, il a 22 ans, et il reprend ses études à Grenoble. Il est membre d’une cellule de la section universitaire dépendant de la Fédération de France du FLN. Au début de l’année 1961, il apprend que « la révolution algérienne lance un appel à des volontaires pour rejoindre les rangs de l’ALN ». Après quelques jours de réflexion, il accepte de s’engager. Il passe au maquis.

Au moment où l’État français honore ses soldats tombés pour la défense de l’Algérie française, faut-il comprendre qu’il adresse, dans le même temps, ses remerciements à ses appelés « français musulmans » qui ont servi sous l’uniforme français ? « Ils ont servi la France ? Ou la France s’est servie d’eux ? », s’interroge un témoin de Gregor Mathias [21].

Laissons Bachir Hadjadj conclure :

Mon problème concerne la France en tant qu’institution, et non le peuple français. Ce n’est pas normal que toute cette souffrance ait été planifiée, ait été imposée. On ne demande pas à des gens de lutter contre leurs frères...
L’armée a donné systématiquement à tous les Français, qu’ils soient FSNA, ou d’autres qui sont allés en Algérie une médaille commémorative du « maintien de l’ordre » à la fin de leur service. Mais de la reconnaissance ? Non. D’abord je me sentirais honteux si la France me remerciait d’avoir fait ce que j’ai fait, je ne serais pas à l’aise. Le cas est déjà suffisamment grave pour qu’on n’en rajoute pas en me remerciant.

Hélène Bracco


[1La France en guerre 1954-1962, expériences métropolitaines de la guerre d’indépendance algérienne, sous la direction de Raphaëlle Branche et Sylvie Thénault (dir), éd. Autrement, septembre 2008, 506 pages, 26 €.
Voir la présentation de l’ouvrage sur ce site.

[2Sur ces appelés : Anthony Clayton, L’Histoire de l’armée française en Afrique. 1930-1962, Paris, Albin Michel 1994 ; Stéphanie Chauvin, Les Appelés français de souche nord-africaine dans l’armée française pendant la guerre d’Algérie, mémoire de maîtrise sous la direction de Jacques Marseille, université Paris-IV, 1995.

[3Maurice Faivre, Les Combattants musulmans de la guerre d’Algérie, des soldats sacrifiés, Paris, L’Harmattan 1995 ; Charles-Robert Ageron, « Les militaires algériens dans l’armée française de 1954 à 1962 », in Jean-Charles Jauffret (dir.), Des hommes et des femmes en guerre d’Algérie, Paris, Autrement, 2003, p. 342-359.

[4Cet article se limite au cas des appelés, laissant de côté les engagés volontaires, les supplétifs et les militaires de carrière. Hélène Bracco a traité du cas particulier d’un officier algérien de l’armée française, le lieutenant Abdelkader Rahmani, démissionnaire pendant la guerre d’Algérie, dans son ouvrage Pour avoir dit non. Actes de refus dans la guerre d’Algérie, 1954-1962, Paris, Paris-Méditerranée, 2003. (Voir sur ce site Abdelkader Rahmani, officier FSNA – Français de souche nord-africaine – de l’armée française.)
Les entretiens qui composent le corpus des livres d’Hélène Bracco ont été déposés à la phonothèque de la Maison méditerranéenne des Sciences de l’homme (MMSH) à Aix-en-Provence :
http://phonotheque.mmsh.univ-aix.fr....

[5Caroline Izambert, Les Soldats algériens musulmans et les dernières années de la guerre d’Algérie 1958-1962, mémoire de maîtrise sous la direction de Jacques Frémeaux, université Paris-IV, septembre 2004.

[6Bachir Hadjadj a publié Les Voleurs de rêve. 150 ans d’histoire d’une famille algérienne, préfacé par Jean Lacouture, Paris, Albin Michel, 2007. Il a accordé à Hélène Bracco deux entretiens, fondements de cet article, sur son expérience au sein de l’armée française, à Paris en mars 2005 et à Aix-en-Provence en juin 2005. Ces entretiens sont disponibles à la phonothèque de la MMSH.

[7Centre des archives d’outre-mer (CAOM) à Aix-en-Provence, ministère des Affaires algériennes, état d’esprit du contingent, correspondance, notes, 81 F 1443.

[8CAOM, cabinet militaire du gouvernement général de l’Algérie, recensement des classes, statistiques, surveillance des appelés 1955-1956, 4 CM6.

[9Stéphanie Chauvin, « Des appelés pas comme les autres ? Les conscrits « français de souche nord-africaine » pendant la guerre d’Algérie », Vingtième Siècle. Revue d’histoire, n° 48, octobre-décembre 1995, p. 21-30.

[10CAOM, cabinet militaire du gouvernement général de l’Algérie, recensement des classes, recensement des appelés musulmans 1951-1955, 3 CM11.

[11Archives sonores, Gregor Mathias, Enquête orale auprès des engagés et auxiliaires militaires français musulmans dans la guerre d’Algérie 1954-1962, DEA
« Mondes africain, arabe et asiatique », sous la direction de Jean-Louis Triaud, université de Provence, 1998. Disponibles à la phonothèque de la MMSH à Aix- en-Provence. Y figurent plusieurs cas d’appelés devenus supplétifs après leur service.

[12Entretien F 633.

[13Entretien réalisé par Gregor Mathias, F 648.

[14CAOM, ministère des Affaires algériennes, affaires militaires et renseignements, action psychologique, 81F 1676.

[15Souligné dans le texte d’origine.

[16CAOM, ministère des Affaires algériennes, affaires militaires et renseignements, action psychologique, 81 F 1676 : Comité action psychologique et sociale du 10 août 1959 - secret.

[17CAOM, ministère des Affaires algériennes, affaires militaires et renseignements, action psychologique, 81 F 1676.

[18À ce sujet, voir Maurice Faivre, op. cit.

[19Interview réalisée par Gregor Mathias, F 652.

[20Entretien F 631.

[21Entretien F 631.