Zyed & Bouna

publié le 19 mai 2015
Affaire de Clichy-sous-Bois : mise en cause des policiers

La Commission nationale de déontologie de la sécurité a rendu, le 10 juillet, un avis très critique sur la façon dont les policiers ont interrogé, en octobre 2005, le jeune Muhittin Altun, seul rescapé de l’électrocution qui a tué deux adolescents réfugiés dans un transformateur EDF de Clichy-sous-Bois à l’issue d’une course-poursuite avec des policiers.
La mort des deux camarades de Muhittin Altun avait déclenché les émeutes de novembre dernier dans les banlieues françaises.

Lire ci-dessous Clichy sous bois : le rescapé confirme la course-poursuite.

[Première mise en ligne, le 18 juillet 2006,
mise à jour, le 26 juillet 2006]

 
Un rapport de l’IGS met en cause le comportement de policiers dans le drame de Clichy, en octobre 2005

Un rapport de l’Inspection générale des services (IGS, la « police des polices ») met en cause le comportement de policiers dans l’enquête sur la mort par électrocution de deux adolescents en octobre 2005 à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), à l’origine des émeutes de banlieue.

Trois adolescents, Zyed Benna, Bouna Traoré et Muhittin Altun, s’étaient réfugiés dans le transformateur après avoir été, selon certains récits, poursuivis par des policiers, ce que contestaient ces derniers. Les deux premiers adolescents sont morts. Le troisième a été gravement blessé.

La justice a ouvert un dossier pour « non-assistance à personnes en danger ». Les cinq policiers intervenus bénéficient depuis le 13 novembre 2006 du statut de « témoin assisté ». Ils ne sont donc ni mis en examen ni suspendus de leurs fonctions, le juge ayant estimé que les éléments constitutifs du délit n’étaient pas réunis. Me Jean-Pierre Mignard, avocat des familles des deux victimes, conteste ce statut, estimant qu’il s’agissait d’une « mise en examen habillée en dimanche ». Les familles des victimes ont déposé de nouvelles plaintes pour « mise en danger de la vie d’autrui », qualification pouvant entraîner une mise en examen.

[Publié le 8 déc 06, mis à jour le 9 déc 06]

Vous trouverez ci-dessous le compte-rendu du rapport de l’IGS publié dans Le Monde daté du 8 décembre 2006.


 
Il se serait donc passé quelque chose à Clichy-sous-Bois en 2005

La chambre criminelle de la Cour de cassation vient de rendre, le 31 octobre 2012, un arrêt important dans une affaire qui hante les mémoires du département de Seine-Saint-Denis.

Le 27 octobre 2005, deux jeunes mouraient électrocutés dans un transformateur EDF de Clichy-sous-Bois, un troisième était grièvement brûlé.
La police, présente à proximité des lieux était accusée par les familles de ne pas avoir fait le nécessaire pour porter secours à ces enfants. Cet événement déclencha les émeutes qui embrasèrent les banlieues à l’automne 2005.

Nous reprenons le commentaire de l’arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation, publié le 1er novembre par Jean-Luc Rongé sur le blog de Jean-Pierre Rosenczveig, président du tribunal pour enfants de Bobigny [1].

 
Affaire Zyed et Bouna : les deux policiers seront jugés en correctionnelle

Le 27 octobre 2005, Zyed Benna, 17 ans, et Bouna Traoré, 15 ans, étaient morts électrocutés dans un transformateur EDF où ils s’étaient réfugiés. Un troisième jeune, Muhittin Altun, 17 ans au moment des faits, avait été grièvement brûlé.

Huit ans après les faits, la cour d’appel de Rennes a décidé, vendredi 20 septembre, de renvoyer en correctionnelle deux des policiers impliqués dans la mort de Zyed Benna, 17 ans, et Bouna Traoré, 15 ans, morts en 2005 à l’issue d’une course-poursuite à Clichy-sous-Bois.

 
Mort de Zyed et Bouna : relaxe définitive des deux policiers

A la suite de la relaxe des deux fonctionnaires de police poursuivis pour non-assistance à personne en danger après la mort des deux adolescents, en 2005 à Clichy-sous-Bois, l’avocat des familles de Zyed et Bouna, Jean-Pierre Mignard, a déploré, mardi 19 mai sur France Inter, que « la parole de deux policiers blancs l’emporte sur toute autre considération ». « Dans ce pays, il y a des fractures raciales. Dans ce jugement, je vois de la distance. [...] A un moment, ce pays aura besoin de se réveiller, de se choquer », a ajouté M. Mignard.

Zyed et Bouna étaient morts le 27 octobre 2005 par électrocution, alors qu’ils s’étaient réfugiés sur un site d’EDF pour fuir un contrôle de police. Les policiers qui participaient à leur poursuite, ont été relaxés par le tribunal correctionnel de Rennes lundi 18 mai.

La Ligue des droits de l’Homme déclare sa tristesse et son inquiétude pour l’avenir