Tunisie

publié le 24 mai 2018
au mépris de la réalité, Nicolas Sarkozy célèbre le progrès de “l’espace des libertés” en Tunisie

La déclaration du chef de l’Etat français, lors d’un dîner offert par le président Zine el-Abidine Ben Ali, selon laquelle « aujourd’hui, l’espace des libertés progresse [en Tunisie]. Ce sont des signaux encourageants que je veux saluer », est une véritable contre-vérité.

Comme le confirme ci-dessous Sihem Bensedrine, présidente du Conseil national pour les libertés en Tunisie, aucune ONG, aucun observateur sérieux, tunisien ou étranger, ne peut porter un tel jugement. Dans un pays où le président s’installe au pouvoir à vie, fait tabasser par des voyous, emprisonner, voire torturer, ses opposants et ne tolère qu’une presse à son service, « l’espace de liberté » régresse. Personne ne demandait à M. Sarkozy de se poser, comme il l’a dit, en « donneur de leçons », mais avec ce satisfecit décerné au régime Ben Ali, il fait une bien mauvaise manière aux courageux démocrates tunisiens.

 
Vérité et justice pour Farhat Hached, syndicaliste tunisien assassiné en 1952

Une plainte avec constitution de partie civile a été déposée auprès du tribunal de grande instance de Paris pour « apologie de crimes de guerre » par sa famille, la Ligue française des droits de l’homme (LDH) et la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) soutenue par l’association Vérité et justice pour Farhat Hached.

Fondateur de l’Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT), Farhat Hached, a été assassiné par la Main rouge, émanation des services secrets français, en décembre 1952, au début de la lutte des Tunisiens pour leur émancipation du protectorat français (1881-1956). Cinquante-huit ans après les faits, un des membres survivants de ce service a estimé sur la chaîne de télévision Al-Jazira que cet assassinat était légitime.

Vous trouverez, à la suite du communiqué de la LDH, un rappel du contexte de l’époque, puis une tribune publiée par le fils de Farhat Hached en mai 2001, alors que se multipliaient les révélations tardives sur les crimes odieux commis pendant la guerre d’Algérie.

[Mise en ligne le 19 mars 2010, complétée le 26
par un communiqué concernant les attaques diffamatoires à l’encontre de deux avocats]


 
les “événements” de Tunisie

De l’avis de nombreux Tunisiens, depuis l’explosion de colère du 17 décembre dernier à Sidi Bouzid, il se passe quelque de nouveau dans le pays. Un avis partagé par la fille du militant tunisien Ammar Amroussia interpellé à Gafsa le 29 décembre et dont personne n’a eu de nouvelles depuis : « Ce qui change c’est que les gens n’ont plus peur de protester, de manifester. La répression n’arrive plus à les étouffer. Il y a tout un mouvement social qui touche tout le monde, les jeunes, les avocats, les diplômés, les couches sociales touchées par le régime de Ben Ali. Tout le monde proteste contre ce régime. » [1]

 
 6 janvier 2011 : journée de solidarité internationale avec les luttes sociales en Tunisie
A Paris : rassemblement à 18 heures
Place de la Fontaine des Innocents
(Près du métro Châtelet / les Halles, ligne 4 ou RER A)



et également : en France (Lyon – Toulouse – Nantes – Marseille – Montpellier – Strasbourg – Lille...), au Maghreb (Alger – Rabat – Nouakchott), au Liban (Beyrouth), en Belgique (Bruxelles), en Suisse (Genève…), en Allemagne (Berlin..), à Londres, au Canada (Montréal – Québec) …

Le Réseau Euro-méditerranéen des droits de l’Homme (REMDH) demande à l’UE de condamner la répression des mouvements sociaux de Sidi Bouzid.

 
Marseille : rassemblements de solidarité avec les peuples algérien et tunisien

Rassemblement de solidarité avec le peuple algérien : dimanche 9 janvier 2011 à 15h en haut de la Canebière. [Selon La Provence, 300 personnes ont répondu à cet appel.]

Rassemblement de soutien aux luttes populaires du Maghreb : mercredi 12 janvier 2011 à 18 heures en haut de la Canebière.

(Source : Mille Babords)

[Mis en ligne le 8 janvier 2011, mis à jour le 9]


 
solidarité avec la lutte courageuse des Tunisiens pour la démocratie

La révolte sans précédent que connaît la Tunisie depuis la mi-décembre a dégénéré ce week-end en émeutes sanglantes, faisant 14 morts à Thala et Kasserine selon le gouvernement, au moins 20 selon l’opposition.

La Ligue Tunisienne pour la Défense des Droits de l’Homme dénonce avec la plus grande fermeté le meurtre des citoyens et appelle à un cessez-le-feu immédiat.


Rassemblement de soutien aux luttes populaires du Maghreb
Marseille, mercredi 12 janvier à 18 h
aux Mobiles (haut de la Canebière)


 
Tunisie : le soutien de la LDH et des Toulonnais

A Toulon, quatre cents personnes, répondant à l’appel de diverses organisations, se sont retrouvées sur le Parvis des droits de l’homme, le samedi 15 janvier au matin, pour manifester leur soutien au peuple tunisien – et pour dénoncer les propos effarants de Michèle Alliot Marie proposant aux autorités tunisiennes le concours de nos forces de sécurité.

L’après-midi, la joie s’est exprimée dans les rues du centre-ville, avec chants, drapeaux et slogans contre le dictateur déchu. (Source : Var Matin)

[Mis en ligne le 13 janvier 2011, mis à jour le 17]


 
et si le XXIème siècle venait de commencer ?

Jacques Vigoureux dit notre soutien et notre admiration, notre fraternité à ces jeunes femmes et à ces jeunes hommes héritiers de la Révolution française

 
“la Tunisie est l’avenir du monde”, par Serge Quadruppani

Triste horizon et sombres nuages, tout bloqué, espoir mort ? Oh que non. En se révoltant et en mettant bas un pouvoir autocratique, les Tunisiens rappellent à tous combien il n’est rien de plus actuel que la juste rage et la saine colère. Ils sont nos frères, nos semblables, et ils montrent la voie, celle des résistances populaires à l’empire.

Article repris du site Article XI.

 
Sarkozy et Berlusconi préféraient Ben Ali

« Depuis le 18 avril 2011, 95 Tunisiens interpellés à la frontière franco-italienne ou dans les gares proches, bien qu’ils soient en possession d’un document de voyage et d’un titre de séjour délivrés par les autorités italiennes, sont placés dans les centres de rétention administrative (CRA) de Lyon, Marseille et Nice dans lesquels Forum réfugié assure la mission d’aide à l’exercice effectif des droits prévue par la loi.

« Dans les Alpes-Maritimes plus particulièrement, à la suite de contrôles d’identité quasi systématiques, les personnes interpellées sont privées de liberté en dehors du régime de la garde à vue, ce qui les prive des droits garantis par cette procédure. L’administration recourt à des formulaires-type, si bien que la situation de chaque personne ne fait pas l’objet d’une étude particulière avant la notification, à la hâte, des décisions d’éloignement du territoire. [...] »

Extrait d’un communiqué du 26 avril 2011 de
Forum réfugiés – (lire la suite)


 
protestations contre la politique française envers les migrants tunisiens

Les protestations contre la politique française envers les migrants tunisiens s’amplifient. Ci-dessous l’appel de France terre d’asile.

Ce vendredi, l’opposant tunisien Mustafa Ben Jaafar, 71 ans, a déposé une lettre de protestation à l’Elysée : « Par cette lettre, je viens vous faire part de ma profonde préoccupation qui est aussi celle de l’ensemble de mes concitoyens concernant les conditions à peine croyables de l’accueil réservé à ces quelques milliers de jeunes tunisiens, qui fuyant la misère, se sont retrouvés au péril de leur vie sur le sol français. »[ la suite de la lettre ]

 
pour un accueil humain des réfugiés de Tunisie

Comme chaque premier samedi du mois, la section de Toulon de la Ligue des droits de l’Homme a distribué des tracts place du Mûrier, samedi 4 juin 2011, de 10h à midi.

Le thème en avait été décidé lors de la dernière réunion d’adhérents : protester contre l’accueil indigne qui est réservé aux réfugiés tunisiens – le tract qui a été diffusé est reproduit ci-dessous, à la suite de l’article que l’édition varoise de La Marseillaise a consacré à notre manifestation.

 
les vœux aux Français du président de la République ... tunisienne

« Irréductible opposant à la dictature de Ben Ali, Moncef Marzouki a été élu, le 12 décembre, président de la République tunisienne. Souhaitant terminer l’année 2011 en rendant hommage aux révolutions démocratiques arabes inaugurées par le peuple tunisien, Mediapart lui a proposé d’adresser ses vœux au peuple français, parmi lequel il vivait encore aux premiers jours de l’année 2011 dans l’exil forcé auquel il était contraint. [2] » Se souvenant des vœux de résistance de Stéphane Hessel, fin 2010, le premier président de la Tunisie libre a rapidement accepté la proposition de Mediapart.

« Ces vœux d’espoir et de fraternité du président tunisien ont été enregistrés par Mediapart, mardi 27 décembre 2011. Ils ont été recueillis dans le bureau présidentiel qui fut celui de Habib Bourguiba, mais qui avait été délaissé par Zine el-Abidine Ben Ali. Derrière le président Marzouki sont posées trois photographies qu’il a symboliquement choisies. Ce sont les portraits de trois martyrs de la lutte du peuple tunisien pour la liberté et la justice. De gauche à droite : Mohamed Bouazizi, dont l’immolation à Sidi Bouzid le 17 décembre 2010 a déclenché les premières émeutes révolutionnaires ; Farhat Hached, l’un des principaux dirigeants du mouvement national et le fondateur de la centrale syndicale, l’UGTT, assassiné en 1952 par des officines françaises ; Mohamed Daghbagi, leader paysan et résistant à la colonisation française, pendu en 1924. [1] »

 
“Tunisiens juifs”, par Sophie Bessis

Cet article [3], paru le 8 mai 2012 sur le site tunisien Leaders, nous interpelle tous en ces temps où la haine, l’intolérance et le rejet de l’autre marquent de terribles points : Sophie Bessis y écrit notamment que “dans quelques années, les juifs auront probablement disparu du paysage tunisien”...

 
violences et intolérance en Tunisie

Après le décrochage et le saccage de plusieurs oeuvres d’art exposées dans le cadre du Printemps des arts à La Marsa (Tunis) par des islamistes, les artistes se mobilisent pour que la liberté d’expression ne soit pas remise en cause par les salafistes. Voici l’appel que les artistes nous lancent – suivi d’un communiqué de la Fédération internationale des Ligues des droits de l’Homme.

Soutenons-les !

 
Tunisie : menaces sur des libertés fondamentales

De nombreux actes, mesures et projets constituent de graves menaces pour les libertés individuelles en Tunisie. Un projet d’article de la future Constitution tunisienne stipule que la femme serait un « complément » de l’homme et non son « égale », ce qui remet en cause la dignité et la citoyenneté des femmes et ouvre la voie à toutes les discriminations.
La femme est une citoyenne à part entière ! Refusons ce mauvais signal pour toute la région, en signant une pétition qui appelle les députés de la Constituante à refuser cet article et à garantir l’égalité entre les citoyens !

Des organisations de défense des droits de l’homme s’émeuvent d’un autre projet de loi criminalisant les « atteintes au sacré » qui, s’il était adopté, constituerait une atteinte aux libertés d’expression et de création.

 
“la révolution et après ?”, par Rabâa Ben Achour-Abdelkéfi

Deux chroniques venues d’outre-Méditerranée [4].

Rabâa Abdelkéfi est née en 1948 à La Marsa (Tunisie). Agrégée et docteur en Lettres et Civilisation françaises, elle a enseigné à l’université de Tunis. Auteur de nombreux articles sur les littératures maghrébines à l’époque coloniale, elle a publié par ailleurs un essai, Appropriation culturelle et création littéraire (Sud Éditions - Maisonneuve et Larose, 2005) et un roman, Bordj Louzir, un temps à deux voix (Sud Éditions, 2010), Prix Comar spécial du jury. Aux éditions elyzad, est parue sa nouvelle « La fille du Cadi », in Enfances tunisiennes (2010).

 
Colloque : 60 ans – Farhat Hached

Samedi 12 janvier 2013, un colloque soutenu par la LDH et organisé par l’Association Vérité et Justice pour Farhat Hached s’est tenu à l’Assemblée nationale – salle Colbert – de 9h à 17h, présidé par Houcine Abassi, secrétaire général de l’UGTT.

Au delà de sa présentation, nous reproduisons ci-dessous la dépêche de l’agence officielle algérienne Algérie presse service (APS) [5]. Celle-ci ne mentionne pas l’intervention de Me Michel Tubiana, président du Réseau euro-méditerranéen des droits de l’Homme, “Réflexions sur les démarches juridiques relatives aux crimes coloniaux”, ni le fait que ce colloque a dénoncé le refus de visa par les autorités algériennes à Michel Tubiana pour effectuer une mission d’observation en Algérie au titre du REMDH. Il a aussi dénoncé l’absence de délivrance d’un visa par les autorités françaises à l’historien marocain Najib Taki qui devait intervenir sur “Les répercussions de l’assassinat de Hached sur le mouvement national au Maroc”.

[Mis en ligne le 26 décembre 2012, mis à jour le 13 janvier 2013]


 
à travers Chokri Belaïd, c’est la démocratie qui est visée

Chokri Belaïd, avocat et grande figure politique en Tunisie, secrétaire général du Parti des Patriotes Démocrates Unifiés (la gauche tunisienne) et dirigeant politique du Front Populaire, a été assassiné le 6 février 2012 devant son domicile.

A travers et infatigable défenseur des droits humains, c’est la démocratie et la liberté qu’on cherche à assassiner en Tunisie.

[Mis en ligne le 8 février 2013, mis à jour le 9]


 
Le meurtre de Farhat Hached et autres crimes coloniaux, par Gilles Manceron

L’assassinat de Chokri Belaïd le 6 février a ravivé en Tunisie la mémoire douloureuse de celui, il y a 60 ans, de Fahrat Hached, leader du syndicat et du mouvement national tunisien tué par le service français du SDECE. Un crime qui semble avoir été oublié par le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, dans les commentaires qu’il a jugé bon de faire.

À la suite d’un colloque qui s’est tenu en janvier 2013, l’historien Gilles Manceron, délégué du groupe de travail Mémoire, histoire, archives de la Ligue des droits de l’Homme, revient sur ce crime comme sur d’autres commis contre des personnalités anticolonialistes. Il rappelle l’exigence que la vérité sur ces assassinats soit dite et reconnue par les autorités françaises.

 
Assassinat de Farhat Hached : vers la reconnaissance de la responsabilité de la France

Une place portant le nom de Fahrat Hached, leader du syndicat et du mouvement national tunisien a été inaugurée à Paris par Bertrand Delanoë, le 30 avril dernier.

Il y a 60 ans, le fondateur de l’UGTT était tué par le Service action du SDECE, comme le rappelle ci-dessous l’historien Gilles Manceron, spécialiste du colonialisme français.
Mais les autorités françaises n’ont toujours pas reconnu la vérité sur ce crime, comme sur d’autres commis contre des personnalités anticolonialistes.

 
nouvel assassinat d’un leader de la gauche tunisienne

Presque six mois après le meurtre de Chokri Belaïd, Mohamed Brahmi, autre grande figure de l’opposition tunisienne, a subi le même sort : il a succombé aux blessures occasionnées par des coups de feu dont il a été la cible devant son domicile le 25 juillet matin. Les autorités tunisiennes viennent d’établir que les deux hommes avaient été tués par la même arme et probablement par le même homme.

Dans un entretien au Monde, le président tunisien, Moncef Marouzki a dénoncé « la même opération de déstabilisation » que lors du meurtre de Chokri Belaïd : « Il y a un lien politique entre ces deux affaires – déstabiliser la Tunisie, l’empêcher de réussir sa transition – et la volonté de semer la zizanie entre les forces politiques. »

 
la Tunisie donne l’exemple

Après avoir chassé du pouvoir l’autocrate Ben Ali, le 14 janvier 2011, la Tunisie a organisé des élections libres – elles ont donné une majorité relative au parti islamiste Ennahda avec 89 sièges sur 217, dans une assemblée constituante. La Constitution n’a pu être finalisée pour le troisième anniversaire de la Révolution, comme prévu mais elle n’en est pas loin, et quelques points importants semblent acquis.

La marche de ce pays vers la démocratie est un spectacle fascinant.

 
la Tunisie a adopté sa constitution

L’Assemblée nationale constituante (ANC) tunisienne a adopté, tard dans la soirée dimanche 26 janvier, la nouvelle Constitution du pays, à une majorité écrasante de 200 voix pour, 12 contre et 4 abstentions. Les 149 articles du texte avaient déjà été approuvés un par un lors de débats qui se sont déroulés entre le 3 et le 23 janvier.
Les élus ont célébré l’événement en chantant l’hymne national, brandissant des drapeaux tunisiens et les doigts en signe de victoire.

« Dans cette Constitution, tous les Tunisiens et Tunisiennes se retrouvent, elle préserve nos acquis et jette les fondements d’un Etat démocratique », a déclaré le président de l’Assemblée, Mustapha Ben Jaafar.

Le texte de la Constitution est disponible sur le site de l’ONG tunisienne de suivi des débats sur la Constitution Al-Bawsala/Al-Marsad, en arabe /en français.
Ci-dessous les principaux points de ce texte

 
Azyz Amami est libre

Azyz Amami est un de ces jeunes blogueurs tunisiens qui ont contribué à la chute de Ben Ali en janvier 2011. Arrêté le 12 mai dernier sous l’accusation de détention et consommation de cannabis, il vient heureusement de bénéficier d’un non-lieu. Parmi les nombreuses voix qui ont réclamé sa libération, celle d’Edgar Morin, auquel Azyz avait demandé son soutien l’an dernier dans une longue lettre ouverte [6]. En voici un large extrait dans lequel Azyz décrit le climat « sécuritaire » qui règne aujourd’hui en Tunisie.

 
Une exposition : « Enfants algériens réfugiés en Tunisie (1957-1962) »

Dans le cadre du « Printemps de la mémoire » organisé par le Réseau Mémoires-Histoires en Ile-de-France, une exposition « Enfants algériens réfugiés en Tunisie (1957-1962) » a lieu au Centre culturel algérien de Paris. Elle montre qu’entre 1957 et 1961, 150 000 réfugiés algériens ont été accueillis en Tunisie, dont la moitié avaient moins de 15 ans. Les récits et dessins de ces enfants a donné matière à un livre, « Les enfants d’Algérie », jamais paru car censuré en 1962. La découverte récente de documents dans une brocante de l’Essonne a permis d’en savoir plus.