Georges Frêche

publié le 1er décembre 2006
Georges Frêche « suspendu » du bureau national du PS

[AP | 28.02.06 | 18:25] — Le bureau national du PS a décidé mardi, sur proposition du Premier secrétaire François Hollande, de suspendre Georges Frêche de ses rangs face au malaise grandissant suscité par ses propos sur les harkis. Il s’agit d’une solution temporaire en attendant que la commission des conflits du PS.

Les associations de Harkis semblent décidées à ne pas se contenter de ce qu’elles considèrent comme une demi-mesure.

[Première publication, le 28 février 2006,
mise à jour, le 1er mars 2006.]

 
Georges Frêche droit dans son fauteuil (de président)

Après avoir traité des Harkis de « sous-hommes », le 11 février 2006, Georges Frêche est visé par une information judiciaire pour « injures envers une ou des personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance à une ethnie [...] » [1].


L’entourage du président de la région Languedoc-Roussillon ne semble pas inquiet, car cela ne devrait pas conduire à son inéligibilité.

Sur le plan politique, la position de Georges Frêche n’est pas nécessairement menacé non plus dans la mesure où il dispose de 43 voix (dont 9 pour le PCF et 7 pour les Verts) sur 67 au Conseil régional.

 
Georges Frêche, le parti socialiste et les harkis

Il aura fallu qu’Abdelkrim Klech passe trois mois devant le siège du Parti socialiste pour que le PS sanctionne le président de la région Languedoc-Roussillon d’une suspension de deux ans de ses instances nationales.

La prise en compte de la situation des Harkis fait partie des Devoirs de Vérité que le PS doit affronter sans attendre.

[Première publication le 19 mai 2006, mise à jour le 20 mai 2006.]


 
Injure raciale envers les harkis : 15 000 euros d’amende requis contre Georges Frêche

Le tribunal correctionnel a mis son jugement en délibéré au 25 janvier.

Pour Fatima Besnaci-Lancou, présidente de l’association Harkis et Droits de l’homme, le seul fait que ce procès ait eu lieu, accompagné d’une forte médiatisation, constitue en soi une véritable avancée dans la reconnaissance de l’histoire douloureuse des Harkis.