Les communistes et la question coloniale

publié le 28 septembre 2019
affaire Henri Martin : regards sur « Drame à Toulon » 60 ans après

En préfiguration à leur installation à La Seyne-sur-Mer, Orphéon et la Bibliothèque de théâtre Armand Gatti vous invitent à la Fête du livre de théâtre#11 qui aura lieu cette année à la Salle Apollinaire, samedi 16 et dimanche 17 octobre 2010 : le programme.

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Dimanche 17 octobre 2010 à 14h30, salle Apollinaire :

Théâtre et Histoire dans le Var,autour de
Drame à Toulon-Henri Martin, pièce de Claude Martin et Henri Delmas (1951) [1]
et du film D’autres sont seuls au monde de Raymond Vogel (1953)



[Mis en ligne le 1er octobre 2010, mis à jour le 16]


 
décès de Henri Martin

Résistant, communiste, anticolonialiste, Henri Martin a passé plus de trois ans en prison pour son engagement contre la guerre d’Indochine, avant d’être libéré puis gracié à l’issu d’une grande campagne pour sa libération. Henri Martin est décédé
dans la nuit du 16 au 17 février 2015. Il était né en 1927 à Lunery, dans le Cher.

 
Disparition de Lucien Hanoun (1914-2018)

Lucien Hanoun, né en Oranie en 1914, avait adhéré au PCF en 1938. Professeur de français à Alger quand est déclenchée la lutte d’indépendance algérienne, il s’est trouvé au cœur des positionnements différents mais aussi de l’action commune du PCF et du PCA, quand la direction du PCA a choisi en 1955 d’adhérer à la lutte armée de libération algérienne, tandis que le PCF s’est consacré à la propagande contre la guerre parmi les soldats français. Il a été chargé, entre septembre 1955 et son arrestation en novembre 1956, d’animer, sous la responsabilité du militant aguerri du PCF Alfred Sepcelevitius, dit Gerson, « La Voix du soldat », publication clandestine à destination des appelés du contingent. On lira ici l’article que Rosa Moussaoui lui a consacré dans « l’Humanité » et un extrait de la notice que René Gallissot a écrite à son sujet. Lucien Hanoun s’est éteint le 8 avril 2018.

 
La mémoire d’Alfred Locussol,
par Alain Ruscio

Alfred Locussol, militant, en 1955, du parti communiste algérien, arrêté pour avoir participé à l’impression de son journal clandestin, Liberté, avait été condamné à un an de prison avec sursis, puis muté d’office en 1956 à Alençon. Le 3 janvier 1962, il y a été assassiné par l’OAS. En 2012, une plaque commémorative a été apposée sur le lieu du crime. Elle a été dégradée depuis à six reprises. Le 6 octobre 2019, une nouvelle plaque sera installée. Ci-dessous, un texte d’Alain Ruscio qui nomme ses assassins et un article publié en juillet 2019 par le quotidien Ouest France au sujet de ce crime.

 
Les communistes et l’Algérie,
par Alain Ruscio

Dans « Les communistes et l’Algérie. Des origines à la guerre d’indépendance, 1920-1962 », Alain Ruscio offre un ouvrage soigneusement documenté sur une page d’histoire souvent objet de polémiques. Il a travaillé sur des fonds d’archives récemment ouverts, comme dans celles du PCF aux Archives départementales de Seine-Saint-Denis, et y révèle des documents nouveaux. Nous publions les articles que lui ont consacré Claude Mazauric dans « l’Humanité », la Rubrique culture du quotidien « Le Soir d’Algérie » et Jean-Pierre Sereni sur le site « Orient XXI », et signalons deux débats organisés autour de ce livre.

 
Alain Ruscio a produit
sur les communistes et l’Algérie
(1920-1962)
un livre nuancé et documenté

Dans un entretien donné à « l’Humanité », Alain Ruscio explique qu’il a voulu, dans son livre « Les Communistes et l’Algérie, des origines à la guerre d’indépendance (1920-1962) », analyser, en évitant les polémiques, le rôle que jouèrent les communistes, en France et en Algérie, dans les luttes anticoloniales. Selon lui, ce qu’il appelle la « force communiste » — expression dans laquelle il englobe dirigeants, membres du parti et des syndicats et organisations de masse qui lui étaient liées — a été au cœur de la protestation anticolonialiste en France. Et, en dépit des hésitations, des détours et des erreurs du PCF, il y eut bien une « résistance communiste » à la guerre d’Algérie.

 
1955-1957 :
la participation
du parti communiste algérien
à la lutte armée d’indépendance
et le rôle de Maurice Audin,
par Sadek Hadjerès

Sadek Hadjerès, né en 1928 en Kabylie, a milité au PPA/MTLD de 1944 à 1949, puis adhéré au PCA en 1951. Entré à son bureau politique en 1955, après avoir achevé ses études de médecine, il est devenu, au moment où a été déclenchée la guerre d’indépendance algérienne, un dirigeant de ce parti, dont Maurice et Josette Audin étaient des militants actifs. Lors de l’entretien qu’il nous a accordé, le 16 décembre 2018, il a témoigné de ce que tous deux partageaient l’orientation du PCA, comportant, à partir de 1955, une participation à la lutte armée pour l’indépendance de l’Algérie.