Le massacre du 14 juillet 1953 à Paris

publié le 19 juillet 2019
Première reconnaissance officielle du massacre d’Algériens à Paris, le 14 juillet 1953

En 1953, pour célébrer la fête nationale, le PCF, la CGT et les organisations proches, ont organisé un défilé populaire. Comme d’habitude, les Algériens forment un cortège autonome, encadré par le MTLD, derrière un immense portrait de leur leader, Messali Hadj, alors en résidence surveillée. Les mots d’ordre sont clairs : « À bas le colonialisme  », « Nous voulons l’indépendance ». Le drame se déroule à la fin de la manifestation, place de la Nation. La police exige le retrait du portrait de Messali. Devant le refus des Algériens, une charge violente. Un cri : « Ils ont tiré à balles réelles ! » Le bilan est lourd pour les manifestants : 7 morts, 6 Algériens et un Français, 48 autres manifestants blessés par balles.

 
Daniel Kupferstein et le massacre du 14 juillet 1953

Derrière les fastueuses célébrations nationales, il y a des événements que l’Histoire a rangés dans des tiroirs. Parmi eux, cette macabre tuerie de militants algériens, le massacre du 14 juillet 1953. Dans un livre paru aux éditions La Découverte, Daniel Kupferstein s’attelle à réparer une mémoire quelque peu défaillante.

 
Un bal populaire
pour commémorer les balles

A la veille du 14 juillet 2018, 65 ans après la fusillade colonialiste à Paris du 14 juillet 1953, place de la Nation, des prises de parole ont eu lieu devant la plaque commémorative posée un an plus tôt. Et un bal populaire a été organisé pour commémorer cet événement trop vite disparu de la mémoire collective. A l’intiative de la mairie du 12e arrondissement, du conseil de quartier Nation-Picpus, des sections de la Ligue des droits de l’Homme du 12e, des 10e-11e et du 20e, de Attac 12e, de la Commune libre d’Aligre et de la CGT 12e.

 
Un bal pour le souvenir
et l’actualité
le 13 juillet 2019
place de la Nation à Paris

En 1953, un cortège du mouvement indépendantiste algérien, le MTLD, participait au défilé populaire du 14 juillet derrière un portrait de son leader, Messali Hadj, et ses banderoles : « À bas le colonialisme », « Nous voulons l’indépendance ». La police ouvre le feu, faisant 7 morts et une cinquantaine de blessés. Cet événement oublié revient peu à peu à la mémoire : le 6 juillet 2017, une plaque a été apposée ; le 13 juillet 2018, une projection suivie d’un bal ont été organisés. En 2019, une commémoration rassemblant davantage de partenaires et faisant le lien avec l’actualité française et algérienne, précédera le bal du souvenir.

 
Les échos du bal
du Souvenir
et des Libertés,
place de la Nation

Le 14 juillet 1953, à Paris place de la Nation, la police a tiré sur une manifestation pacifique portant le drapeau algérien, faisant 7 morts : 6 Algériens et un Français membre de la CGT. Le 13 juillet 2019, pour la deuxième année consécutive, la Ligue des droits de l’Homme a organisé, avec le soutien de la Mairie du 12° et de nombreuses associations, un bal populaire en souvenir de cet événement : dépôt de gerbe au pied de la plaque commémorative, débats (et chansons), restauration et bal. De nombreux intervenants ont fait le lien avec l’actualité : la liberté de manifester menacée en France et la révolte du peuple algérien pour la liberté.