François Hollande et l’histoire coloniale

publié le 25 juillet 2014
François Hollande : nous devons encore des excuses au peuple algérien

Lors d’une rencontre avec la presse étrangère, mercredi 10 mai 2006, François Hollande a largement commenté l’actualité française.

A propos du colonialisme en Algérie, le premier secrétaire du Parti socialiste français, confirmant son dernier ouvrage [1], a déclaré « Nous sommes comptables du passé et responsables de l’avenir. La SFIO a perdu son âme dans la guerre d’Algérie. Elle a ses justifications mais nous devons encore des excuses au peuple algérien. Et nous devrons faire en sorte que cela ne se reproduise plus »

 
François Hollande, Jules Ferry et la colonisation

Plus d’un siècle après les débats de juillet 1885 entre Jules Ferry et Georges Clemenceau à l’Assemblée nationale, une polémique sur la colonisation semblait sur le point de renaître.

En effet, dès le mardi 15 mai 2012 en début d’après-midi, au moment de prendre ses fonctions de président de la République, François Hollande, a tenu à rendre hommage à Jules Ferry. Mais c’est le « bâtisseur » de l’école de la République qu’il a salué – et non le promoteur d’une politique coloniale qu’il a condamnée : « En saluant aujourd’hui la mémoire de Jules Ferry, je n’ignore rien de certains de ses égarements politiques a-t-il déclaré. Sa défense de la colonisation fut une faute morale et politique. Elle doit, à ce titre, être condamnée [...].
C’est donc empreint de cette nécessaire lucidité que je suis venu saluer le législateur qui conçut l’école publique, le bâtisseur de cette grande maison commune qu’est l’école de la République. [...] »

Nous reprenons ci-dessous les tribunes de l’historien Gilles Manceron et de l’écrivain Salah Guemriche concernant Jules Ferry et la colonisation.

 
François Hollande et le passé colonial de la France en Algérie

Le quotidien algérien El Watan du 19 mars 2012 et Le Monde daté du lendemain ont publié une tribune dans laquelle François Hollande, alors candidat à l’élection présidentielle, exposait son point de vue sur le passé colonial de la France en Algérie. Il appelait à un regard lucide et responsable sur ces pages d’histoire et incitait les deux pays à mener ensemble un travail de mémoire.

Il serait temps, cinquante ans après la fin de ce conflit cruel, que le vent mauvais de la censure cesse de souffler sur le midi méditerranéen.

La guerre d’Algérie n’a pas été vécue de la même manière par tous, et ce n’est pas manquer de respect envers quiconque que d’organiser des colloques consacrés à cette période de l’Histoire de France : il est donc injustifiable d’en demander l’annulation. Les réunions prévues à Nice, puis à Nîmes, ont pu avoir lieu, mais des manifestations culturelles ont été supprimées – notamment à Aix-en-Provence et à Venelles [2].

Espérons également que le rétablissement des cérémonies officielles du 19 mars [3] pourra se faire dans le respect de chacun [4].

 
de Guy Mollet à François Hollande, le tropisme colonial

« Monsieur le Président, cher François Hollande, je n’aurais jamais pensé que vous puissiez rester, un jour, dans l’histoire du socialisme français, comme un nouveau Guy Mollet », écrit Edwy Plenel dans sa lettre ouverte adressée à François Hollande le 23 juillet dernier. Le directeur de Mediapart met en cause la politique du gouvernement concernant le conflit israélo-palestinien et ses répercussions en France, et il termine en évoquant les « guerres africaines sans fin » dans lesquelles la France s’enlise.

Ci-dessous un article de Bruno Guigue [5] sur Guy Mollet, publié en septembre dernier — à l’époque, François Hollande était favorable à des bombardements sur la Syrie.