Français, musulmans, juifs d’Algérie

publié le 18 août 2018
En souvenir d’Algérie, avec Derrida, par Edwy Plenel

L’éditorial du journal Le Monde, le 28 octobre 2004,

suivi de En souvenir d’Algérie, avec Derrida, éditorial du Monde 2 par Edwy Plenel.

 
Juifs et musulmans en Afrique du Nord : histoire et témoignage

Suite à la parution de son ouvrage, Les clés retrouvées. Une enfance juive à Constantine, l’association Thucydide propose une conférence-débat avec l’historien Benjamin Stora [1] sur les relations entre juifs et musulmans en Afrique du Nord des origines à nos jours.


Mardi 20 octobre 2015, de 19:30 à 21:00
Bistrot Saint-Antoine, 58 rue du Faubourg-St-Antoine, Paris 12e  [2]

Une occasion de découvrir, à travers un témoignage vivant, une histoire des relations tour à tour fécondes ou tumultueuses entre juifs et musulmans.

Ci-dessous le prologue des Clés retrouvées, suivi d’une brève présentation de l’ouvrage coordonné par Abdelwahab Meddeb et Benjamin Stora sur les rapports entre juifs et musulmans.

 
Les juifs algériens dans la lutte anticoloniale (1954-1965)

« De l’entre-deux-guerres à l’indépendance de l’Algérie, une petite minorité de Juifs issus de familles autochtones ont suivi des trajectoires (…) vers le projet politique inouï de s’affirmer Algériens. (…) Ces hommes et ces femmes ont engagé leur vie pour une Algérie décolonisée et socialiste dont ils seraient citoyens, participant pleinement — mais non sans difficultés dans leur confrontation avec le nationalisme algérien dominant — au mouvement national. » Ainsi Pierre-Jean Le Foll-Luciani introduit-il son livre sur les juifs algériens dans la lutte anticoloniale et jusqu’en 1965. Nous publions l’article que lui a consacré l’historienne Malika Rahal. De nombreux compléments à cet ouvrage figurent dans le blog de Pierre-Jean Le Foll-Luciani.

 
Français, Juifs, Musulmans en Algérie de 1830 à 1962

Une synthèse d’après l’ouvrage de Patrick Weil, « Qu’est-ce qu’un Français ? » - Grasset 2002.

« Depuis 1848, les musulmans d’Algérie étaient français - formellement. Pratiquement, ils étaient soumis au code de l’Indigénat et avaient une nationalité dégradée, dénaturée. Pour devenir pleinement français, ils devaient d’ailleurs en passer par une naturalisation : entre 1865 et 1962, seuls 7 000 d’entre eux sont devenus ainsi français ! Et pourtant on leur tenait le discours sur la République, l’égalité et la fraternité.

« Jamais ailleurs qu’en Algérie la distance n’a été aussi grande entre les mots du discours républicain et sa pratique. »

Patrick Weil

 
“Les trois exils - Juifs d’Algérie” de Benjamin Stora

L’idée de ce livre [3] est née un matin de novembre 2004, quand Benjamin Stora, accompagné de son fils, s’est rendu pour la première
fois à Khenchela, petite ville de l’Est algérien d’où vient
sa famille paternelle.

Voyageant entre mémoire et histoire, quête personnelle et
enquête historique, il reconstitue les trois exils qui ont marqué le
destin des juifs d’Algérie. En moins d’un siècle en effet, ils sont
sortis par trois fois de ce qui était jusque-là leur univers familier.
Ils se sont éloignés de leur vie en terre d’islam quand le décret
Crémieux de 1870, faisant d’eux des citoyens français, les a mis
sur la voie de l’assimilation. Ils ont été rejetés hors de la communauté française de 1940 à 1943 avec les lois de Vichy. Et ils ont
quitté les rives algériennes avec l’exode de 1962.

[Première publication, le 15 septembre 2006,
mise à jour, le 10 décembre 2006.]