A-BDS

publié le 10 mai 2016
boycott citoyen et liberté d’expression

Une délégation composée de parlementaires, de parlementaires honoraires, d’un représentant de la CGT et du président de la LDH a été reçue, ce mardi 17 décembre, par la garde des Sceaux. Ils ont évoqué les poursuites et condamnations frappant des citoyen[ne]s ayant appelé au boycott de produits provenant d’Israël ou de colonies israéliennes.

 
confirmation en appel de la relaxe de militants BDS

La cour d’appel de Montpellier a confirmé lundi 19 mai la relaxe de trois militants poursuivis pour avoir appelé au boycott de produits exportés par Israël devant une grande surface de Perpignan. Ils avaient été relaxés par le tribunal correctionnel en août 2013, mais le parquet avait fait appel.

La Ligue des droits de l’Homme se félicite de cette décision et rappelle sa demande d’abrogation de la circulaire Alliot-Marie.

 
à propos des poursuites intentées par la LDH contre deux militants de BDS 34

La LDH a été interpellée à propos de la plainte pour incitation à la haine raciale, qu’elle a été amenée à déposer à l’encontre de deux militants, animateurs de BDS 34 et qui sera jugée le 12 novembre 2015 par le tribunal de grande instance de Montpellier.

 
condamnation des militants BDS de Mulhouse : une atteinte à la liberté d’expression

Les 12 militants BDS de Mulhouse relaxés en première instance — voir cette page — ont été condamnés ! Il y avait deux procédures en cours, l’une concernant 5 militants pour une première action, l’autre pour une deuxième action concernant 7 autres militants. Les deux procédures font l’objet d’un jugement identique.

 
boycott : liberté pour l’action citoyenne !

A la suite de la condamnation de citoyens qui avaient appelé au boycott de produits israéliens, plusieurs personnalités ont lancé un appel pour la liberté de l’action citoyenne. [1]

Signer la pétition

 
des Israéliens anticolonialistes face à BDS

Une conférence internationale se tiendra à Paris le 30 mai 2016, avec les ministres des affaires étrangères d’une vingtaine de pays, supposée relancer un processus politique entre Israéliens et Palestiniens et préparer une nouvelle rencontre avec eux. Mais sans pressions internationales fortes, comment amener l’État d’Israël à suspendre sa colonisation de la Cisjordanie, à se conformer au droit international et aux résolutions des Nations unies ? C’est dans ce but que, le 9 juillet 2005, 172 organisations non gouvernementales palestiniennes ont lancé la campagne BDS (boycott, désinvestissement, sanctions).

En Israël même, ceux qui font partie de la minorité anticolonialiste demandent aussi que des pressions soient faites de l’extérieur pour obliger le gouvernement à cesser la colonisation, même s’ils ne soutiennent pas tous BDS, notamment en ce qui concerne le boycott des produits israéliens par les consommateurs d’Europe ou d’ailleurs.

« Trop, c’est trop ! » publie sur son site trois points de vue d’Israéliens anticolonialistes à ce sujet : Gideon Levy, Shlomo Sand et Uri Avnery : Les israéliens anticolonialistes face au boycott d’Israël. Tous trois se rejoignent pour dénoncer les accusations d’antisémitisme à l’encontre de cette campagne, mais Avnery la juge contre-productive en raison des craintes et des préventions que le boycott des produits israéliens par les consommateurs suscite dans la société israélienne. Il nous incite à réfléchir sur la manière la plus efficace d’opérer des pressions sur Israël.

En matière de « sanctions », la mesure la plus redoutée par le gouvernement Netanyahou est la suspension de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël. C’est elle qui est la plus susceptible de susciter des soutiens en Israël et c’est cette suspension que le gouvernement français et les gouvernements européens représentés à la conférence de Paris doivent mentionner explicitement si le gouvernement israélien refuse d’arrêter sa colonisation de la Cisjordanie.

Gilles Manceron, Fabienne Messica et Bernard Ravenel [2]